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Cinéma Herwann Perrin Cinéma Herwann Perrin

Avant l'aube de Raphaël Jacoulot (7/10)

Imaginez-vous en hiver,  la montagne résonne, les clients affluent à l'hôtel 4 étoiles que tient Bacry. Son fils arrive pour passer quelques jours, son père lui demande d'aller chercher du vin et c'est là que le drame surgit. Un jeune en réinsertion alias Ludmila Mikael (découvert dans 666km d'Arnaud Bigeard) est là qui essaye de trouver loin de chez lui une place qu'il n'a jamais eu, il est décalé dans ce monde ou règne le luxe mais le patron a compris qu'il sait, il va le prendre sous son aile, il devient un allié silencieux.

L'imbroglio commence à se corser lorsque c'est la police qui reprend l'affaire avec Sylvie Testud dans ce rôle de flic débonnaire et je m'en foutre mais qui va commencer à démêler les éléments de l'affaire. Bacry s'avère être un fin limier et arrive à anticiper quelques mouvements, bien entendu au détriment d'un innocent

Un polar sans action qui nous mène au c?ur de la société, où le sentiment d'injustice est là qui suinte ; on se doute de ce qui va arriver, de ce qui est en train de se passer. Au début, l'intention n'est pas mauvaise enfin on l'espère mais ensuite, cela devient ignoble ; les plus démunis sont facilement sans ressources devant des situations complexes, compliquées et ils n'ont généralement pas le bénéfice du doute?.


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Musique Herwann Perrin Musique Herwann Perrin

Ritual de White lies (8,5/10)

Voilà quelques temps maintenant que l'on attendait ce nouvel album de Whites lies après le très bon To lose my life White Lies ? To Lose My Life...

Eh bien avec Ritual, on reste, de mon point de vue dans la même ligne, un album qui s'écoute en boucle du début en passant par la fin puis le milieu, une homogénéité qui est sans aucune doute à la voix qui porte ces titres et les mélodies qui enchantent, le temps s'effritent et déjà l'album est terminé, des moments à savourer de manière exquise et redondante sans ciller

Bien entendu, j'ai mes préférés : Bad love, come down, the power & the glory, is love, streetlights, turn the bells toutes aussi belle les unes que les autres.

Un seul conseil : partez à la découverte de ce nouvel et très bon album

A découvrir sur l'espace My space de White lies et sur Spotify White Lies - Ritual


White Lies - "Death" from VideobyOFF on Vimeo.

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Cinéma Herwann Perrin Cinéma Herwann Perrin

127 hours par Danny Boyle (4/10)

Eh bien pas terrible ce 127 hours de Danny boyle.
Évidemment, on ne peut que reconnaître le courage de cet homme qui existe, dont est inspiré cette histoire, il s'agit d'Aron Ralston mais malheureusement le film n'est pas à la hauteur de cette volonté de vivre, de survivre qui a permis à xxx de sortir de cette épreuve.

Pour ceux qui ne connaissent p pas, il s'agit de l'histoire d?un homme, Aron Ralston, il n'a que 27 ans lorsqu'il part en randonnée en 2003 dans les gorges de l'Utah, il n'est pas accompagné, il est expérimenté et connaît bien la région mais la montagne ne laisse pas de répit. Tout peut arriver et c'est ce qui lui arrive lorsque un rocher se détache et lui coince l'avant bras.
Il n'a prévenu personne, il est seul, il a bien rencontré 2 filles mais vont-elles se souvenir de lui, essayer de savoir ce qu'il est advenu de lui ? Rien de moins sûr, il n'a pas emporté beaucoup de provision, il n'a aucun moyen de communication ; il attendra avant de prendre une décision qu'il est difficile de pouvoir imaginer ; une décision qui fait penser aux histoires des loups qui parfois lorsqu'ils sont coincés dans un piège arrive à avoir la force de s'amputer d'un de leurs membres pour vivre, faire brûler cette étincelle de vie qui est en eux.

Dommage que le film ne soit pas à la hauteur de cette volonté de survie


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Bande dessinée Herwann Perrin Bande dessinée Herwann Perrin

La parenthèse d'Elodie Durand (9/10)

Un prix à Angoulême cette année et il est plus que mérité tellement cette bande dessinée, ce roman autobiographique vous prend par les sentiments, vous émeut, cette histoire est belle, triste et dure à la fois.

Un peu à la manière de Pilule Bleue de Frédérik Peeters sur le Sida au début des années 2000, 2lodie Durand reviens sur son histoire, celle de la maladie, de l'épilepsie que l'on a tendance à seulement connaître par le bout de la lorgnette. La réalité a ce dysfonctionnement est beaucoup plus lourd que je pouvais l'imaginer.

Tout commence avec des crises, assez régulières, des crises qui provoquent des absences, des trous de mémoire, des pertes de repères, c'est un peu comme si un pan de vie tombait et que vous ne puissiez pas revenir en arrière pour savoir ce qui s'est passé. Imaginez des crises successives et vous comprendrez rapidement que votre mémoire et votre vie ont tendance à s'effacer. C'est ce qui arrive à cette jeune fille sans pour cela qu'elle s'en rende vraiment compte et qu'elle ne prenne la mesure de ce que cela implique. Elle va devoir le faire pourtant. Elle n'a que 20 et quelques printemps

Le début d'une longue parenthèse de vie, elle s'enfonce dans la maladie, découvre les affres des cocktails de médicaments, les crises qui se poursuivent, les rendez-vous chez le neurologue, les IRM jusqu'à ce que finalement il découvre l'anomalie, la cause de tout ce dysfonctionnement, une unité de soin existe et effectue des opérations, elle s'en va vers Marseille. Le retour est difficile mais elle s'accroche, la maladie aussi et puis elle a sa mère, sa famille sans laquelle tout cela n'aurait pas pu, sans laquelle le ne serait probablement plus ; la remontée est difficile, lente mais le retour à la vie est un bonheur incommensurable?

Je vous laisse découvrir la suite de cette autobiographie triste et émouvante à la fois, les dessins en noir et blanc sont si expressif que l'absence de paroles parle d'elle-même.

Un très grand bravo

Lisez la bande dessinée et puis l'interview d'élodie Durand sur Bodoi

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Photographie Herwann Perrin Photographie Herwann Perrin

James Casebre à la Galerie Daniel Templon

La photographie à l'honneur et un monde à part que celui présenté par James Casebre, représentation de banlieues typiquement américaines, telles que l'on peut se les imaginer, tout est calme, protégé, en vase clos. Les maisons s'alignent ou presque en une ronde miraculeuse.

Seul hic, elles ne sont pas habitées, il n'y a pas âme qui vivent dans ce « paradis ». Il y a pourtant des voitures et quand la nuit vient, les phares et les lumières s'allument, mais nul ne paraît. Que se passe t-il dans ce paisible regroupement d'habitations.

Pour ma part, je trouve les photographies de nuit les plus réussies, donnant par là une certaine vie à ces maisons inanimées pendant la journée. Il n'y a pas que les photographies mais aussi la représentation très méticuleuse, minutieuse que peut en faire l'auteur qui marque les esprits.
Comme l'indique le communiqué, on pourrait y voir la cité radieuse de Campanella, de More ou un écho à la crise des subprimes et la fin du crédit et de la propriété telle qu'elle existait ; il faut aussi et surtout y voir un monde de perfection et de détail et peut être relire Rifkin et ses suivants? moi le premier d'ailleurs.

Le site de James Casebre s

Galerie Daniel Templon
30 Rue Beaubourg
75003 Paris
01 44 78 96 26

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