BLOG CULTUREL
Ride the high country de Samp Peckinpah (8,3/10)
Partez aux frontières d'un monde, celui des cow boy comme on les connaît, ceux du far west. C'est Steeve Judd qui arrive en ville, elle a bien changé, des voitures commencent à se faire entendre, il n'y aura bientôt plus de place pour des gens comme lui, des personnages, des légendes qui ont peuplés les hautes terres, plaines.
Une mission lui est confiée : ramener d'une mine un convoi d'or, il va s'associer à deux acolytes, l'un deux est un vieil ami, son ancien partenaire d'embardée, l'autre un jeune un peu fougeux. Ils partent à l'aventure, encore une fois, une nouvelle route les attend, ils croisent une ferme, une fille, la route qu'il s'était fixée ne sera plus la même, elle veut se marier à un homme de la mine? L'univers de la mine, c'est à mi-chemin entre l'enfer et le far west des débuts, pas très attirant en tout cas pour une belle fleur comme elle... que va t-elle en tirer comme leçon ...
Des caractères comme il en existait il y a de cela quelques décennies, des endroits magnifiques, des parc perdus dans la végétation de la montagne, des paysages à vous couper le souffle, c'est des endroits comme ceux-là qui ont été arpentés, découverts par les pionniers, un univers difficile, des rapports humais plutôt bruts, c'était ça l'Ouest. Il a bien changé depuis lors, enfin dans un sens?
L'ile panorama de Ranpo Edogawa, Suehiro Maruo (8/10)
Retrouvez l'ambiance du Japon d'avant-guerre, la prospérité est là du moins pour la famille Komoda. Hirosuké Hitomi est cet homme , écrivain méconnu qui n'a qu'un rêve, construire une île paradisiaque. Projet ou rêve insensé, c'est sa quête, son utopie mais elle a malheureusement peu de chance d'aboutir, de se concrétiser un jour.
Jusqu'à ce jour où il apprend que Genzburo Komoda qu'il connaît de l'université vient de mourir : ils se ressemblaient étonnamment, deux frères jumeaux pour ainsi dire,. Le destin aurait-il frappé à sa porte et le rêve deviendra t-il réalité, tout n'est maintenant qu'une question de choix
Un très beau manga, librement adapté d'un roman de Ranpo Edogawa, maginifiquement illustré, les décors nous emmènent dans les trompes l'oeil, les jardins à la françaises, l'univers marin, les sculptures vivantes, le paradis orgiaque des fêtes les plus attendus, l'amour et la déliquescences des moeurs le tout dans une ambiance assez magique et merveilleuse. On notera les références évidentes à la peinture de Jérôme Bosch lui qui a peint en son temps le paradis mais aussi l'enfer?
A découvrir assurément en tout cas
Serpico de Sidney Lumet (8/10)
Serpico, où l'histoire de ce flic, de cet intouchable, de cet homme qui souhaiterait, aimerait pouvoir accomplir son travail de policier en toute quiétude, il accepte les risques, les collègues le crime mais ne veut pas toucher d'argent.
Toute la police de New York semble minée, gangrené par ces flics ripoux, ces flics qui tournent le système à leur avantage et protège les malfrats un peu à la manière de la mafia en les faisant payer une protection, un blanc seing pour leur activité.
Basé sur une histoire vraie, Serpico alias Al Pacino jeune (on est en 1973), à la tignasse hirsute, à la moustache des années 70 essaye de survivre dans ce monde impitoyable ou il n'est manifestement pas à sa place, décrié par ses collègues en retrait car ne voulant pas participer à ses activités illégale et immorales, il essaye de dénoncer cet état de pourriture à sa hiérarchie, au préfet puis la politique s'en mêle, tout s'arrête, pour un temps jusqu'à ce que la presse s'en même, la vie de Serpico ne tient plus qu'à un fil, notamment après son témoignage devant la commission Knapp
Un beau film qui redonne à peser à ces pionniers qui ont su prendre sur eux pour dénoncer la corruption à son époque, la violence à d'autres ; un regard en profondeur sur la police de l'époque, peut être faudrait-il reconsidérer des films récent comme Brooklyn finest par exemple pour sentir que notre époque n'est pas exempte de ces maux et qu'il y a probablement beaucoup à faire, certes Brooklyn finest est une fiction et ne s'appuie pas, a priori, sur une histoire vraie, il n'empêche elle semble faire remonter certaines pratiques, situation
La musique d'Éric Zann de HP Lovecraft (7/10)
Voilà, je continue mes achats sur mobile avec publie.net et la découverte de récits de Lovecraft déjà lu pour certain mais qu'il est toujours agréable de relire, une plongée dans le monde invisible, trouble et l'ambiance d'horreur qui se dégage toujours de ses romans, de ses nouvelles, un grand maître que je vous invite bien évidemment à découvrir encore et encore.
Avec la musique d'eric Zann, vous découvrirez deux personnages, une maison aux étages haut perché, une musique indicible, indescriptible et puis cet être, cette chose venue d'ailleurs de l'au-delà, du monde d'avant qu'il vaut mieux se garder de voir, de peur de ne plus revenir, d'être à jamais hanté par lui.
Tut se joue dans l'ambiance, elle mode crescendo pour ne plus quitter, vous verrez. En tout cas, encore une nouvelle comme j'aimerai en redécouvrir aujourd'hui, si vous avez des pistes dans le genre je suis preneur.
Le format ibook est assez agréable à lire pour de petites nouvelles de ce type, je ne suis pas encore passé à la version roman, à mon sens, trop de pages pour un écran si petit. Le roman ne me semble pas adapté à un mobile, cela reste quand même assez petit pour une lecture de longue haleine, je pencherai plutôt pour un ipad ou autre tablette tactile de renom? l'indienne à 35$ par exemple?
Le lièvre de Vatanen d'Arto Paasilinna (7/10)
Étonnant parcours que celui de Vatanen qui un jour descend de voiture et s'occupe d'un lièvre blessé. Il abandonne tout, enfin surtout son travail et sa femme qu'il n'aime pas ; vend son bateau et commence son périple qui l'emmènera de lieu en lieu, une découverte de la Finlande profonde, de ses habitants. Il combattra un incendie, discutera anthropométrie en pêchant, partira seul réparer et vivre dans une cabane à Rennes, récupérer son lièvre enlevé, recevra des soldats au milieu de la neige, partira à Helsinki pour sauver son lièvre car celui-ci grandit et est toujours à ses côtés lors de ses aventures. Après quelques mois sans alcool, une soirée arrosée se poursuivra durant plusieurs jours, gueule de bois assuré mais rencontre à la clé?et puis il partira à la chasse, celle de l'ours au collier blanc, elle le mènera au confins et plus encore.
Une épopée digne de ce nom qui se lit rapidement, simplement, un ton que vous apprécierez à sa juste mesure ; un roman plutôt pour adolescent quand même une sorte de petit road trip à travers la Finlande, la renonciation de la vie urbaine, de al vie vide de sens, il essaye de se retrouver, de retrouver son sens, sa vie à lui, celle qu'il souhaite et découvre en même temps son pays
