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Les vies privées de Pipa Lee par Rebecca Miller (7/10)

Un roman bien agréable à lire que celui de Rebecca Miller. Un film en a été tiré, je le regarderai prochainement avec plaisir, pour voir le rendu.

On est avec Pipa Lee, une femme de presque cinquante ans qui vit avec Herb, son mari, de trente plus âgé. Ils emménagent dans une ville/village « paradisiaque », ils ont tout liquidés et ont atterris dans ce havre de paix où Pipa Lee est la plus jeune des femmes?

Les jours passent mais quelque chose ne se passe pas normalement, quelques évènements sont étranges et on part avec Pipa Lee dans le récit de son enfance, de la relation privilégiée mais particulière qu'elle a avec Suky sa mère, ses frères sont moins présent et son père, pasteur occupé à préparer ses sermons? une enfance dans laquelle on en apprend plus sur son tempérament, ses envies, sa relation avec Mr Brown, son départ pour NY chez sa tante et sa rencontre avec Kat.

De l'enfance, on passe à l'adolescence, de ses errances à ses apprentissages, ses amusements, ses découvertes , jusqu'à cette première journée sur la plage de coney island puis de cette longue partie de vue qui s'ouvre à elle dans laquelle elle apprend à être quelqu'un d'autre, par automatisme.

Une étrange femme si attachante que cette Pipa Lee qui ne peut être que magnifique tout en étant d'une beauté différente. La relation à ses enfants, des jumeaux, Ben et Grace, la protection de l'un d'entre eux pour faire échouer la génétique familiale, les rencontres qui forment à la vie et qui peuvent changer les destins ou les courbes de l'existence du moins. L'acceptation qu'une vie se construit par morceaux, par bloc si l'on peut dire mais qu'elle ne se termine pas, qu'elle ne s'arrête pas et qu'il peut toujours y avoir de nouveau début, quel qu'il soit, cela Pipa Lee doit encore l'apprendre ou plutôt l'accepter. Ce n'est pas toujours aisé.

Un roman très fluide au niveau de l'écriture, rien ne se devine mais on se sent proche avec ce personnage, cette femme qui quelque part dans la peau d'une autre, il faut qu'elle en sorte, elle a fait son temps sous cette apparence, un nouveau voyage s'impose maintenant

Lisez également la critique sur BMR, c'est grâce à eux que je l'ai découvert

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Against love par Windsor for the derby (8/10)

Agains love, de Windsor for the derby est un album d'une richesse assez incroyable qui ne plaira pas à tous, loin de là, parfois trop lancinant pour eux, trop perché aussi par moment et puis trop inventif mais moi cela me va bien de découvrir le talent à l'état pur et de partir en apesanteur avec eux.

Le début de l'album est très high level, même la fin (Tropical depression), il faut se laissé aller pour rentrer dans ses méandres, une nuit clame, une forêt aux alentours, du vent qui effarouche les branches, les feuillages et voilà, vous êtes dans l'ambiance. Il peut tout arriver dans ces moments d'évasion.

Puis viennent d'autres sensations, amusements qui vous convient vers d'autres rivages plus pop, plus classique tout en ne l'étant pas bien évidemment  car windsor for the derby sont assez inclassables, la noirceur étincelante des morceaux vous donnent à la fois un vague à l'âme et vous entraîne vers d'autres lieux, vous fait déconnecter, surtout de bon matin avant de commencer les vacances ou tard dans la nuit étoilée. Laissez vous prendre par la main avec Our love's a calamity puis vous passerez à la version folk avec After love, une hétérogénéité de styles et genres qui se côtoient dans cet album aux résonnances multiples. Avec Moon shadows, c'est le territoire indien qui se découvre, la lune est là qui vous narguent du haut de votre rocher et vous entendez quelques bruissements étranges. Envolez vous avec le très beau Queen of the sun, cursed ages d'une beauté à vous faire frémir

Il est évident que je vais approfondir la discographie de Windsor for the derby, ces texans d'un autre temps, d'une autre époque et pourtant qui arrivent à se dissocier de l'ambiance générale, à s'évader et nous avec eux par là même

Retrouvez les sur leur espace My space mais aussi sur Spotify Windsor For The Derby ? Against Love

Lisez la critique des Inrocks aussi


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NYPD, No photo par Ethan Levitas à la Galerie Polka

Eh oui, c'est la galerie du fameux magazine Polka, c'est un lieu où vous devez passer, juste pour apprécier le lieu, dans l'arrière cour, un havre de paix au sein de Paris.

 

Évidemment, il y a les photographies. dans un premier temps dans la galerie qui donne sur la rue saint gilles, on retrouve les oeuvres d'Ethan Levitas, des photographies prisent à New York où le photographe est devenue depuis les évènements du 11 septembre le "Public enemy", ce qu'il illustrera d'ailleurs par une photographie du film qui porte le même titre.

 

Si en France vous ne pouvez pas photographier les espaces publics, ce n'est pas le cas aux États-Unis du moins à New York si vous n'utilisez pas de trépied. Dans la pratique, Ethan Levitas sera très souvent arrêté pour interrogatoire du fait d'avoir pris des photographies des policiers. des photographies donc d'une très forte acuité et qui montre la tension quotidienne de ces policiers par ces temps gris. Ils sont pris sur le vif, en plein mouvement, souvent ils ont vu le photographe, souvent la méfiance règne entre les deux protagonistes, ils sont sur le qui-vive.

Cette exposition de photographie rend cette ambiance et propose ainsi des photographies prisent sur le vif tout en scandant haut et fort "la liberté n'est pas un droit, elle est un principe".

Vous retrouverez également d'autres séries dans l'arrière court comme celles de Jean-Marie Périer et de ses photographies de couturier, yves saint laurent, kenzo sur son éléphant, Vivienne Westwood Christian Lacroix... une petite série sur la Corrida par Carlos Cazalis qui devrait bientôt être interdite, en tout cas le parlement catalan a demandé son abolition, je ne suis pas un afficionado de ces séances de mise à mort d'autant plus que le jeu est de moins en moins équitable, que les taureaux ne sont pas "si sauvages" que ça... il faut qu'ils aient la possibilité d'occire quelques matador...

 

Et puis vous retrouverez également les clichés de Yoshito Matsushige qui ont été pris le 6 août 1945 à 11heures à Hiroshima alors que quelques heures avant, à 08h25 Little boy, la plus puissante des deux bombes est larguée sur le Japon. des photos qui sont maintenant au musée du mémorial pour la paix

 

N'hésitez pas à acheter le magazine Polka pour approfondir les expositions qui sont agrémentées d'interview...  

L'exposition est en place jusqu'au 31 juillet, il ne reste plus beaucoup de jours...

 

In Practice Ethan Levitas 15'29
envoyé par KeepInNewsAgency. - Regardez plus de courts métrages.

Cour de Venise
12 rue saint gilles - 75003
Tel : 01 71 20 54 97
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Bande dessinée Herwann Perrin Bande dessinée Herwann Perrin

Lorsque nous vivions ensemble par Kazuo Kamimura (7,5/10)

Encore un manga déniché par G. la menace, le mangaka en herbe. Un manga qui date, back to seventies lorsque la vie était différente surtout dans le japon d'alors même si aujourd'hui il est encore un peu différent... Question de culture aussi. A l'époque, vivre sans être mariée était très mal vu, c'est sûrement encore le cas aujourd'hui mais voilà, on suit l'histoire de Jiro et Kyoko; une histoire pleine de vie, de larmes aussi, de tristesses passagères, d'amours surtout.


"L'amour se présente toujours comme un ensemble de fautes. S'il est beau malgré tout... C'est certainement parce que les fautes commises par l'homme et la femme sont belles. Et si l'amour se termine par des larmes... c'est certainement parce que l'amour lui-même est un réservoir de larmes. Le gite de l'amour lorsque nous vivions ensemble".

Un manga en trois tomes empli de poésie, des scènes de vie authentiques, une belle histoire avec ces hauts et ces bas, à découvrir en tout cas... vous ne serez pas déçu... 

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La chevauchée des bannis (day of the outlaw) d'andré Toth


Un film qui date maintenant, c'est un western de 1959 que nous offre Andrée Toth, un de ces films de légende qui d'ailleurs est disponible depuis peu en version remastérisée. Une longue chevauchée dans la neige, celle du Wyoming.


On retrouve Blaise Starrett de retour avec Dan d'une longue poursuite pour faire de cet endroit un havre de paix. Pendant ce temps les fermiers veulent clôturer ce territoire afin qu'il soit le leur, il n'y a plus de places pour les éleveurs.


Le ton monte et Starrett, ancien amant d'Helen, maintenant femme de Cranes, veut régler les choses en homme. 
S'invite à cette petite réunion de « famille » le capitaine bruhn et sa troupe d'acolytes patibulaires et intenables, la ville est entre leurs mains tandis que le vétérinaire essaye tant bien que mal de retirer la balle de la poitrine du capitaine. Gene est le seul qui semble atterrir de nulle part, être au mauvais endroit avec les mauvaises personnes, il n'est pas comme eux. Mais face à lui, il y a Pace & Tex des êtres sans foi ni loi. 


Ils veulent boire un verre et s'amuser avec les femmes du crue, le capitaine s'oppose mais pour combien de temps, les soldats qui les pourchassent se rapprochent, la neige continue à tomber; Starrett à une idée, celle de les faire passer par la montagne....

Une épopée dans l'ouest américain, dans le froid, la solitude de ces micro-villes qui était celles du départ, du nouveau monde, ce n'était pas il y a si longtemps au final.

La beauté subjuguante du noir et blanc est là, presque surnaturelle, qui enveloppe ce western d'un autre genre, d'une beauté sauvage, inexplorée; cette chevauchée à travers la neige, la forêt, les dernières scènes du film, le duel final, où la tension toute entière est palpable, un très beau à voir ou revoir

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