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High Violet par The National [8,9/10]
Avec ce dernier album, High Violet The nationalse hisse dans la stratosphère enfin la mienne mais aussi sûrement la votre. C'est un groupe que je suis depuis quelques années maintenant avec leur album Alligator en 2005, Boxer en 2007, plus récemment leur EP The Virginia.
Avec cet album on s'enveloppe très haut et on ne redescend pas, on s'élève vers les cieux et chaque chanson est l'occasion de se hisser un peu plus haut, la voix est là qui vous accompagne, les mélodies sont également de la partie et vous vous laissez enlever et vous oubliez que vous êtes en repeat, les pistes reviennent et revienne,t vous ne vous lassez pas de ces belles chansons, langoureuses pour certaines, avec des effets de style post punk pour certaines, un effet rétro
Une beauté sublime se dégage de cet ensemble, vous êtes un peu comme foudroyé sur place et vous avez du mal à garder vos distances, vous vous enfoncez dans ce rock grisonnant par moment.
cela commence très fort avec "terrible love", "Sorrow", "anyone's ghost" pour partir en folk avec notamment la très belle "bloodbuzz ohio"
Laissez vous donc porter, transporter par ce magnifique album et si vous ne connaissiez pas eh bien vous tombez à pic, c'est un peu votre jour de chance...
Également, un bon article de Pitchfork pour The national
A écoutez sur Spotify The National - High Violet, leur espace my space
La maison maudite de Howard Philips Lovecraft (7,5/10)
Une édition Publie.net à télécharger sur Itunes et lu sur Iphone 4 avec l'application Ibooks.
Eh bien je dois dire que la lecture est amplement satisfaisante et même plus, la lisibilité et la fluidité de l'application ibook ainsi que l'écran sont au rendez-vous et c'est tout bonnement super agréable. Voilà, c'est dit, alors allez-y, essayez aussi, c'est parti...
Revenons quand même à l'essentiel, le texte, eh oui, jamais il ne sera oublié, c'est lui qui est au coeur et la lecture est là qui nous permet de nous délecter de cette savoureuse nouvelle. Une nouvelle de Lovecraft, c'est toujours un plaisir à déguster, en solitaire, en aparté, dans son monde, se retrouver nez à nez avec le fantastique, l'irréel, l'impossible, l'indicible et tout cela amené d'une main de maître, avec délicatesse, l'histoire se construit par strate, plongeant le lecteur dans la frénésie, dans l'attente de ce qui n'est pas visible, de ce qui ne peut pas arriver et qui pourtant est là, qui se cache dans les profondeurs de la terre, sous le sol usé, l'horreur à peine cachée sur laquelle peut être vous marcher. ici, c'est l'histoire d'une maison maudite, hantée par une chose, un être issu des profondeurs ou peut être un être vampirique qui suce les âmes, se nourrit depuis longtemps maintenant des passagers. Et même Edgadr Poe qui passait par là n'a pas vu, lui le maître...
Un récit ramassé sur lui-même,une nouvelle où les nuits chaudes se rafraichissent et où le surnaturel arrive dans vos pensées...
Une petite nouvelle dont vous vous délecterez sauf à vous faire happer par providence et ses maisons étranges....
Voilà, vous pouvez la retrouvez chez Publie.net
Becoming a jackal par The villagers [7,5/10]
Vu dans la Télérama, intéressé et effectivement, un très bel album que je vous invite à écouter, un petit gars seul, à la guitare qui va vous plaire, c'est certain.
Conor J. O'Brien, un jeune irlandais qui nous invite entre pop, folk, il apporte des chansons un peu intemporelle, qui ravissent par leur bouquet, leurs saveurs. Tout en finesse, en subtilité, il est là, à la guitare qui nous montre une voix, un chemin.
Sur les Inrocks, on peut lire en référence à la chanson « I saw the Dead », « La mort et le carnage ont déjà plusieurs fois fréquenté Conor O'Brien : lui qui parle peu a du coup beaucoup écrit. ?Pendant des années, à l'école, je ne parlais quasiment pas. Alors j'ai commencé à écrire à la place. Mais ce n'est pas du tout une thérapie en public. Je me méfie énormément de l'autocomplaisance : dans mes chansons, j'écris des lettres précises à ceux que j'aime, ceux que je déteste, ceux qui sont partis? Ma vie sociale n'a jamais été très riche. Je n'avais qu'une hâte, à l'école : quitter la classe pour enfin être seul, avec mes disques et mes dessins.?
De très belles mélodies que je vous invite donc à découvrir sur Spotify, Deezer et bien entendu sur son espace My space
Greenberg de Noah Baumbach [7,5/10]
Avec Greenberg, Ben Stiller surprend, il n'est pas comme souvent dans des films un peu débile même si parfois bien amusant. On le retrouve en dépressif venant se reposer chez son frère, à LA, pendant que celui-ci est au Vietnam avec toute sa petite famille.
Il est le gardien de la maison, de Malher, le chien de la famille et rencontre l'assistante de son frère Florence Marr, une jeune fille fragile un peu largué qui ne sait pas ce qu'elle veut faire de sa vie, qui chante. Tous les deux sont un peu à l'ouest , Roger ne sachant pas très bien ce qu'il veut, revendiquant le fait qu'il aime à ne rien faire, retrouvant d'anciens amis avec lesquels il est complètement en décalage, même avec son pote Ivan. Retour également sur des éléments de sa vie antérieure à LA, de son groupe de musique?.
Entre Florence et Roger, quelque chose va naître, on ne sait pas encore bien quoi et ils ne savent bien entendu pas où cela va les mener, une rencontre improbable, irréelle. On peut parfois reconnaître derrière son personnage le cyclothymique Woody Allen avec quelques clins d'?il, un homme qui ne s'apitoie pas sur son sort mais qui par en live régulièrement, inopinément, un homme fragile qui travaille sur lui-même?
On les retrouve tous les deux dans une situation plutôt embarrassante, pour un début de relation même si c'est bien amusant. Cela ne facilite pas la suite mais qu'importe, on le sent, il y a plus quelque chose de plus fort, de plus profond entre eux. Evidemment, cela nécessite que Roger travaille un peu sur lui-même, qu'il comprenne que « people hurt, hurt people » ou quelque chose dans le genre. Greta Gerwig , est superbe, elle se trouve à la frontière de deux âges, un peu en errance, assez belle et fragile à la fois. Tout en douceur et en subtilité, On assistae à travers un succession de moments de vie à la naissance d'une relation entre deux êtres, le hasard des circonstances, des moments est là et peu importe demain..
Au final, une belle comédie romantique.
L'armée des ombres de Jean-Pierre Melville [8,5/10]
Un grand film à voir et revoir, il ne prend pas une ride. Une histoire de la résistance avec Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse et Jean-Pierre Cassel inspiré du roman de Joseph Kessel du même nom.
On est en 1942, Philippe Gerbier a été trahi mais réussi à se sortir des pattes de la police de Vichy ; Felix Lepercq a identifié le traître à éliminer et il se retrouve dans une maison abandonnée avec Guillaune Vermersh dit le bison et Claude Ullman dit le masque. Difficile choix que le leur, tuer un des leurs, un traître. Ces soldats de la nuit, de la clandestinité ont un rôle prépondérant et se doivent de ne pas compromettre les gens avec qui ils travaillent.
Tandis que Félix retrouve un ancien ami, un ancien aviateur Jean-françois Jardie, Philippe pse prépare pour son départ pour Londres avec le patron du réseau Luc Jardie. Pendant ce temps, Mathilde, monte dans le réseau, organisée, efficace, elle devient un élément majeur d'autant plus que Félix s'est fait coincé et qu'il n'a pas pu se tuer?
Le film s'ouvre sur un plan fixe qui nous montre des soldats allemands défilant sur les champs Elysées, la chappe noire, des bottes brunes, des allemands, de la défaite et de l'occupation pèse sur tout le film même si on ne les voit pas forcément. Pétain est là aussi, sur les affiches pour se rappeler au souvenir malheureux, l'épisode de l'évasion et de la séance chez le barbier est typique, est-ce que le barbier peut être une personne de confiance, ambiance délétère de l'époque, parfois seul un geste suffit à savoir?
Un très beau film en tout cas que je ne peux que vous conseiller
Vous pouvez y avoir accès en VOD, sur itunes par exemple
