BLOG CULTUREL
La maison de Manuel Poirier
Un très beau film en date de 2007 avec Malo alias Sergi Lopez et Chloéalias Bérénice Bejo.L'histoire refaçonne celle d'une maison qui doit être vendue aux enchères, deux sœurs pour lesquelles des souvenirs vont s'envoler à tout jamais, un homme qui est un peu perdu avec trois enfants mais en instance de divorce ; la découverte d'une lettre d'enfants qui va remuer des souvenirs et une histoire d'amitié, d'amour. Des moments forts entre deux êtres et un bouleversement de vie qui peut s'en suivre, des ambiances et une finesse dans les relations entreles êtres, le tout accompagné par la superbe musique de LhasaJe vous conseille vivement de vus arrêter sur ce bel objet cinématographique
Die hard, belle journée pour mourir
Voilà la dernière mouture du piège de cristal initial, Bruce Willis est toujours la, fidèle au poste après quelques 15 ans après, eh oui le premier date de 1988, cela ne nous rajeunit as non plus...Moins spectaculaire que le précédent qui était un peu too much, ici c'est sur la carte de l'humour que l'on se positionne, enfin elle a toujours été présente mais la elle prend quelque part le pas sur un scénario finalement pas si excellent, le fils de Bruce en mission en tant qu'espion en Russie,un père qui part a la découverte de son fils qu'il connait peu et évidemment tombe la ou il ne devrait pas, en plein milieu des embêtements, c'est presque inné chez lui... Pour le reste c'est du classique mais cela s'essouffle visiblement...
David les femmes et la mort par Judith Vanistendael
Une roman graphique difficile car il est question de la mort, de la maladie et de la vie aussi car malgré tout, celle-ci est là, elle continue, nous tires vers l'avant.Au moment où naît sa petite-fille Louise, David apprend qu'il a un cancer, un méchant, de ceux dont on ne guérit pas. Il est libraire, à Berlin. Entourée de son épouse créatrice et décoratrice Paula, de sa fille Miriam issu d'un amour de jeunesse et de Tamar, sa petite fille de 8 ans. C'est à travers leur regard, que l'on voit l'histoire de David, de la maladie et de sa force vis à vis de la maladie, de ce qui est inéluctable mais que l'on ne veut pas voir, que l'on ne veut pas évoquer; cette étrange descente vers la disparition, la vie qui s'en av et les vivants qui restent, qui survivent à cette perte, qui surnage dans cet enfer de l'après et pour lesquels la vie reprend peu à peu ses droits...Un sujet difficile mais abordé et vue de manière lumineuse, le ton abordé dans ce roman graphique est juste, vrai. Cela donne un récit réaliste où les émotions émeuvent sans être larmoyantes; les silences se comprennent, même si parfois ce n'est pas facile, surtout pour ceux qui restent.Mais la parole n'a jamais été son fort, et il préfère taire la maladie, la douleur, et la fin qui se profile.Au grand dam des femmes de sa vie – sa femme Paula, ses filles Miriam et Tamar. Impuissantes, elles assistent à ce délitement silencieux, mais inexorable.La richesse des tons et de la mise en page renforcent cet effet et rend belle cette bande dessinée où parfois tout se dit sans rien que ne soit ditUn roman graphique d'une rare beauté, comme il y en a peu
Ô dingos, ô châteaux ! de Tardi et Manchette
Toujours agréable de lire une relecture d'un polar lorsqu'elle a été réalisée par Tardi.Vous connaissez sans nul doute le polar O'dingos O'chateaux écrit par JP Manchette il y a de cela quelques décennies...Je l'avis lu il a quelques années, c'est vrai que c'était un peu barré comme polar et l'on retrouve la même folie dans les personnages que l'on peut visualiser maintenant.Thompson le tueur et ses problèmes gastriques... Peter ce jeune effronté qui n'a aucun intérêt .. L'oncle Hartog qui n'est rien d'autres qu'un pourri. Fuentes l'homme de la montagne, le résigné ou plutôt celui qui ronge son frein... et la nounou Julie Ballanger qui a quelques soucis avec la police et qui vient de sortir d'une maison de fous...Tout un ensemble pour un polar qui nous mène au quatre coins de la France dans une ambiance et avec une vigueur bien pesée... une belle réussite en tout casUn polar qui a quand même reçu en 1973 le grand prix de la littérature policière... et c'est la troisième roman de Manchette adapté par tardi après le petit bleu de la côte ouest et la position du tir couché...
The sessions de Ben lewin
The session, est un film assez touchant de par le sujet qui est abordé et la manière dont il est traité. Inspiré de l'histoire de Mark O'Brien et surtout du roman On Seeing a Sex Surrogate.Mark O'Brien a 38 ans, il a été victime d'une attaque de polio dans l'enfance et doit maintenant passer la majorité de son temps dans un Iron Lung, un poumon d'acier pour pouvoir vivre, il peut seulement profiter du dehors quelques heures par jour. Il aimerait connaître l'Amour et va demander l'aide d'une thérapeute tout en étant accompagné d'un prêtre dans cette recherche, cette quête qu'il mène.Présentée au festival Sundance 2012, encore lui... un film assez beau qui voit au moins trois figures de la femme autour de Mark O'Brien, un qui l'aime mais qui ne peut pas aller au bout, une autre qui l'aide et qui l'aime mais qui a une vie de famille, une troisième qui sera là jusqu'au bout. C'est l'humour qui donne a Mark O'Brien cette force de la vie, il n'est pas du tout résigné au contraire et le poète qu'il est arrive à jouir de la vie.Derrière cette recherche sexuelle, c'est également la question du statut de l'assistant sexuel et des droits des handicapés...On peut lire sur Wikipedia :"La perception de la personne « handicapée » comme sujet — de droit, de sa parole, de ses actes, mais aussi sujet de désir — est très récente. En Occident, elle n'apparaît qu'avec les mouvements des Droits de l'homme dans les années 1960/1970, dans un premier temps aux États-Unis. Dès les années 1980, des personnes ont été formées aux Etats-Unis et dans le Nord de l'Europe, afin de fournir une assistance sexuelle aux handicapés4. Avant la reconnaissance de cette activité dans certains pays seuls des prostitués l’exerçaient.En 2010 les « services sexuels » font débat dans de nombreux pays. Des prises de position ont relancé le débat sur l'accompagnement sexuel des personnes dépendantes. Au droit à la sexualité pour tous s'oppose un refus de la marchandisation des rapports sexuels et de la légalisation d'une forme de prostitution."Sur le plan légal, l'assistance sexuelle est en France assimilée à la prostitution à l'heure actuelle alors que c'est légal dans d'autres pays tels que l'Allemagne, l'Autriche, les Pays bas, l'Italie, le Danemark, ...
