BLOG CULTUREL
Bon à tirer (Hall of pass) par les frères Farelly (3/10)
Deux critiques différentes : celle de Télérama avec une bonne critique et celle des Inrocks qui donne une mauvaise presse au dernier film des frères Farelly. J'ai malheureusement écouté Télérama? Je ne le ferai plus, promis? Je vous invite à ne pas aller voir ce film qui est ma foi PATHETIQUE.
Aucun intérêt à aller voir ce film de sous-zone. L'histoire est assez simple : deux maris qui « zieutent » un peu trop les fesses des jolis filles se voient accordés une semaine pendant laquelle ils peuvent ce qu'ils veulent, leurs femmes respectives considérant que les frasques de cette semaine sont hors-mariage, la morale est sauve et le couple sauvé? enfin c'est l'idée et voilà donc le début de la semaine qui commence. Une semaine qui est beaucoup trop longue et qui n'est pas du meilleur goût, les deux maris s'empêtrant dans ce qui devrait être la semaine où ils vont coucher avec les femmes de leur choix sans arrière pensée?
Il n'y a pas d'intrigue, la plupart des mouvements des deux maris est évidente et prévisible, c'est souvent très en dessous de la ceinture pour les dialogues et comble de tout ce n'est franchement pas très fun? De leur côté, les femmes s'amusent plus et plus naturellement ; cela ne change rien ; ce film est des plus désastreux.
Ornaments from the silver arcade par Young knives
Un petit album assez sympathiques à déguster rapidement, nonchalamment qui vous donne un peu de baume au c?ur et de peps ce qui ne gâche rien au contraire.
Un bon moment passé avec ce groupe même s'il lui manque une petite touche d'originalité pour nous donner un album plus dévergondée, plus excitant et entêtant? à voir pour la suite
On écoutera sister frideswide, vision in rags, silver in tongue,...
Découvrez leur espace My space http://www.myspace.com/theyoungknives ou écouter directement l'album sur Spotify Young Knives - Ornaments From The Silver Arcade
Norwegian wood de Tran Anh Hung (8,5/10)
Norwegian wood ou la ballade de l'impossible, film adapté du roman d'Haruki Murakami est une résussite complète de Tran Anh Hung.
Un film d'une beauté subjuguante.
Certes, le sujet n'est pas simple mais très bien transcrit, interprété, mis en scène, filmé, cadré,?
L'histoire simple et complexe se joue a plusieurs niveaux, dans un premier temps entre Vatanabe, Kizuki et Reiko. Naoko et Kizuki se connaissent depuis l'enfance, ils s'aiment et partagent tout, Vatanabe est le meilleur ami de Kizuki. Lorsque Kizuki se suicide, tout bascule dans l'improbable, l'impossible.
Vatanabe décide de partir au loin, de ne pas revenir sur le passé, il travaille, étudie, lit ; le temps passe? Lorsque par hasard il croise Naoko à Tokyo, c'est le début d'une romance improbable et impossible entre lui et elle, la copine de son ancien ami perdu. Naoko est fragile et cette rencontre la renvoie à son passé, elle ne le supporte pas et part se réfugier dans les montagnes,? En parallèle Vatanabe fait la connaissance de MIdori, une jeu e fille décalée et attachante avec laquelle il passe du temps sans que rien ne se passe, ils sont chacun avec quelqu'un? Vatanabe va revoir a plusieurs reprises Naoko dont il tombe éperdument amoureuxqui reste dans les montagnes, leur relation devient au fil de ses moments plus complexe, Naoko ayant du mal à gérer cette situation
Difficile de synthétiser les rapports complexes qui se nouent entre tous les personnages de ce superbe film sans tout dévoiler, il est certain qu'il faut aller le voir pour se donner une idée des enjeux qu'il y a derrière chacune de ses relations d'autant plus qu'il y a également d'autres relations périphériques de second plans qui ma foi sont elles aussi assez riches en enseignement, sur l'humain.
Un film qui nous plonge dans les affres du deuil sur fond d'amour et de sexe dans un japon des années 60 où la révolte gronde. Un film aux accents mélancolique sur la difficulté de grandir, de devenir soi et d'accepter.
Un film où l'esthétique est également au rendez-vous avec les visages de Naoko et Midori, les paysages de montages où le vent soufflent et inonde l'espace et la ville de Tokyo où plutôt certains endroits au couleurs et aux accents vieillots? une beauté saisissante
Murakami nous dévoile par là une fresque de sentiments humains tels qu'ils existent et la force qui est en chacun de nous pour vivre, survivre ou pas à certaines situations qui nous dépassent, nous transcendent. Vatanabe est un peu ce poète exilé au milieu des nuées
Vous ne manquerez pas, également de réécouter Norwegian wood des Beatles, un morceau assez beau
Treefight for sunlight (7,5/10)
Un album de pop, une pop simple et sauvage que l'on aime découvrir, écouter évidemment. C'est un premier album et on sent déjà une maîtrise assez complète de la gamme, un de ces albums sur lesquels on revient tranquillement.
Les Treefight for sunlight sont danois, ils viennent du nord pour nous donner un peu de soleil, leur leur, celui de leur musique qui nous laisse effectivement de beaux souvenirs.
A écouter donc assurément avec un peu à la manière de MGMT, Facing the sun, tambourhinoceros jam court mais aux accents éclatant, répondez à la question what became of you and I ; avec Time stretcher revenez à des mélodies plus classique et vous enchaînerez avec You and the new world. Puis vous vous laisserez aller av dream before sleep ? je vous laisse le plaisir de découvrir les autres morceaux
Voilà, vous pouvez écouter quelques morceaux sur l'espace My space des Treefight for sunlight
Et puis bien entendu écouter l'album complet sur Spotify Treefight For Sunlight ? Treefight For Sunlight 2
Helplessness blues par les Fleet foxes (8,5/10)
Deuxième album très attendus des Fleet foxes et le résultat est à la hauteur des attentes.
Un album riche en découvertes et déclinaisons en tout genre, l'ensemble des morceaux de Helplessness blues est d'une beauté rare, enveloppé de cette finesse et de cette musicalité qui les caractérise si bien. Un album avec une belle unité qui vous absorbe, avec lequel vous avez envie de passer un peu de temps tel un amant retrouvé. Le temps passe et les chansons se déroulent avec la plénitude et la certitude de vous emmener chaque fois un peu plus loin.
A tous égards, il est certain que cet album fera couleur quelques encres?
Sim sala bim a des airs de ressemblances perdus avec Simon & Garfunkel, Battery Kinzie vous relancera plus, planez un peu plus avec The plains / Bitter dance, helplessness blues vous renvoie vers d'autres cieux, The cascade est par certains aspects plus sentimental, le sublime est au rendez-vous et puis écouter ensuite someone you'd admire qui vous enlèvera à ce monde matériel et puis je vous laisse découvrir les autres titres tels que The Shrine / an argument and co?.
Un album qui ma foi me fait quand même pas mal penser aux années 70 dans l'esprit du moins, une période pleine de changements, de possibles, de hippie
Evidemment, pour ceux qui ne connaitraient pas le premier album des fleet foxes, il faut également s'y replonger à la fois pour découvrir ce magnifique premier album mais aussi voir le travail effectué entre ces 2 albums.
On peut retrouver les 2 albums sur Spotify : le premier Fleet Foxes ? Fleet Foxes et le dernier Fleet Foxes ? Helplessness Blues
Fleet Foxes - Grown Ocean from Fleet Foxes on Vimeo.
