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Photographie Herwann Perrin Photographie Herwann Perrin

Sally Mann à la galerie Karsten Greve (8,5/10)

Une rétrospective partielle à la galerie Kartsen Greve sur le travail effectué par Sally Mann. Sally man, une photographe qui depuis les années 50 et jusqu'à maintenant photographie le sud, son sud, celui des Etats-Unis et ma foi il y a de la matière

L'exposition se divise globalement en 5/6 parties, la plus grand partie, à l'entrée revient sur ces derniers travaux photographiques, intitulé « Proud flesh », il s'agit pour Sally man de prendre des photographies de son mari, plutôt de partie de son corps, de son être, le vieillissement est  là qui rend se corps étrange, presque fantomatique déjà, le procédé du négatif au collodion humide rend cette vision encore plus transparente. On s'attardera sur la photographie du bras de ce mari ou de son dos bientôt transparent.

Ensuite, une photographie sur les résurgences de la guerre de sécession, des cadavres, ossements retrouvés, mis en scène quelque soit la manière d'avoir été faite, cette photographie est saisissante d'effroi, retrouvez ainsi dans les sous-bois un cadavre n'a rien de ragoutant mais à la fois cette photographie fascine.

On retrouve ensuite une série de paysages assez sombres où la nature est là resplendissante malgré tout, la poésie qui en émane est belle et douce, il y a avec le procédé qu'elle utilise un peu de cet effet connu sous le terme de tildshift qui rend une zone nette alors que règne aux alentours un certain degré de flou auquel elle rajoute cet effet ancien qui plonge ces photos contemporaines dans un bain de vieillesse instantanée, une certaine plastique magique s'en dégage et on se prend à rêver.

Avec la série de portraits qui sembleraient être ces enfants on arrive dans un autre monde, celui des portraits, des gros plans et/ou des attitudes ; du passage de l'âge de l'innocence à l'âge de l'adolescence, on le voit assez bien avec la photographie de la jeune fille blonde qui tient une cigarette à la main.

Et je vous laisse découvrir les paysages des derniers recoins de la galerie, vous aurez compris que cette exposition qui donne une vision d'ensemble du travail réalise par cette artiste américaine vaut que l'on s'arrête et que l'on regarde vraiment son travail

A découvrir donc.

Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme - 75003 Paris

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Henri Foucault et la photographie surréaliste à la galerie Baudouin Lebon

Déception pour les deux expositions présentées à la Galerie Beaudoin Lebon, je n'ai même pas l'envie de parler de l'exposition d'Henri Foucault. Pour ce qui est de l'exposition sur les rapports entre communisme et surréalisme en Pologne eh bien malheureusement on s'aperçoit que le surréalisme en photographie ou du moins celui là a vécu et que l'on en est bien éloigné dorénavant.

"This exhibition is intended as a historic account that focuses on three key periods in the country's history: the late 1940s just before the Stalinist period, the thaw that occurred around 1956, and the late 1970s leading up to the Solidarnosc".

Les photographies présentées sont à quelques clichés près de peu d'intérêt où peut être uniquement historique, on les a déjà vu 100 fois où elles font mauvais assemblages/collages où encore sont de peu d'intérêt ; il reste la série des personnages au masque, surtout le masque masculin, pantin au sourire dérangeant mais rien qui ne vaille la peine, malheureusement, de s'y arrêter cette fois-ci

Galerie Baudouin Lebon
38 rue saint croix de la bretonnerie - 75003 Paris

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Anonymes, l'Amérique sans nom au BAL

 

Le Bal tout d'abord est un nouveau lieu d'exposition qui a ouvert près de la fourche, à quelques pas de Place de clichy, presque en face du cinéma des cinéastes, il y a également la galerie 13 pas très loin. Le lieu est tout à fait splendide, à la fois espace de détente, café et restaurant et d'exposition avec des tarifs très appréciable et abordable. Un petit espace hors de la vitalité de ce quartier où je vous invite à naturellement vous diriger?

L'exposition Anonymes, l'Amérique sans nom : photographie et cinéma permet comme son titre l'indique d'accéder à la fois à des moments photographiques et à un espace vidéo sur des artistes américains : « Depuis les années trente, la culture nord-américaine célèbre l'individu et l'individualisme, tandis que presque tous ses grands créateurs ont exprimé le sentiment croissant d'anonymat, la banalité et le rétrécissement de l'expérience quotidienne. Tels ont été les deux cadeaux jumeaux de l'Amérique à la culture visuelle mondiale, et leurs tensions et leurs contradictions sont désormais perceptibles partout. »

Une exposition où l'on trouve en trame de fond les pratiques documentaires qui permet de confronter à différentes époques/temps le travail de Standish Lawder, 'Necrology' de Standish Lawder, Chauncey Hare, Arianna Arcara & Luca Santese, Doug Rickard, Bruce Gilden; Lewis Baltz, Jeff Wall, Anthony Hernandez,  Sharon Lockhart et Walker Evans

Je vous invite à voir la video de Necrology de Standish Lawder sur you Tube : le film expérimental par essence

 

Pour les photographies de Chauncy Hare sur les conséquences de la vie au travail dans le domaine de l'industrie pétrolière, il suffit de voir les quelques photographies présentés sur 5b4 et lire le compte-rendu du livre Interiors sur des livres et des photos pour se rendre compte du travail accompli : « Attuned to his own estrangement in the corporate world being a research engineer for Standard Oil, he began photographing as an escape from his everyday routine. In his written introductory essay he describes the physical and psychological toll that such an environment had on his health including daily nausea and extreme panic disorders from which he suffered? et lire également Protest Photographs

 

 

On reviendra également sur le travail de Arianna Arcara & Luca Santese un peu à la manière de "weegee" sauf que ce serait la police de détroit qui auraient pris ses clichés : "Detroit: a self-portrait is an informal archive of hundreds of found image from the 1980s and 1990s, made when the decline of Detroit was beginning.
They appear to have been taken by the Police or other state authorities as evidence of various crimes, accidents, suspects and victims, mostly in poor neighbourhoods.
Abandoned to the heat, cold and damp the photos have begun to discolour and decay. In this condition they become traces of two historical moments, the first recorded by the photos as images, the second by the photos as fragile objects.
"

Vous pouvez retrouvez leur travail sur cesuralab :

 

Pour Doug Rickard, il est intéressant de consulter le site de Doug Rickard dédié à The American suburb dont les photographies parlent d'elles-même : esprit de désolation, de perdition, de rien et la vie qui quand même existe, la survie aussi même si ce n'est pas dit. Des banlieues américaines que l'on retrouve un peu partout autour des Etats-Unis, des ensembles architecturaux similaires, des blocs peint avec des couleurs qui maintenant sont vieillissantes, des zones urbaines avec quelques terrains vagues et presque (plus) aucune vie humaine sauf derrière les maisonnées qui abritent encore.... en tout cas des photographies-documentaires assez superbes

Lewis Baltz nous emmènes vers des photographies « architecturales », urbaines par essence ; il essaye de capter la vie de tous les jours, le quotidien qui s'insinue et le banal qui peut en ressortir, photographie figée, document par évidence. Qu'est-ce qui peut se cacher derrière ces façades .... On peut lire sur MOCP : "The series format suits his desire that no one image be taken as more true or significant than another, encouraging the viewer to consider not just the pictures but everything outside of the frame as well, emphasizing the monotony of the man-made environment. The pictures themselves resist any single point of focus, framed as they are to present the scene as a whole without bringing attention to any particular element within."

 

 

Le travail de composition documentaire de Jeff Wall est bien connu et vous pouvez en savoir davatange sur lui en consultant par exemple le site du MOMA ou lire une ancienne critique d'une exposition chez Lunettes rouges

Et puis écoutez le aussi
 

 

Avec Anthony Hernandez il s'agit plus de photographies de rue, de moments volés, figés dans le temps évidemment, c'est une vision de Los Angeles dans les années 70, il y a près de 40 ans, déjà, eh oui le temps passe et les structures urbaines carnivores absorbent de plus en plus d'espace...

On peut lire sur American suburb X : « Of course the aesthetic is godsmackingly gorgeous in its bleak ugliness? the nostalgia is obviously there? fantastic analog flaws are always appealing. But that is not it. Perhaps the "something" is too complex, a feeling that can't be described because it varies for each viewer, for each individual ? hence the feeling is not constant but an ever changing chameleon, a phantom? yes, that is part of it. And... perhaps it is a ghost, or perhaps the traces of ghosts, the feelings that the bell bottom, hispanic fishin', sideburn bus riding, black cement troddin, everyday faceless livin, polyester wearin' folks left when they went to and fro in the sun drenched, stark, smoggy sprawl. Perhaps it is their unimportant jobs and the traces of blank faces that existed decades ago and yet still exist in the shared heads and the far away memories, the speculations, and the shared legends of the one and only palm tree dreamland? but the traces, we can still feel them right now, even as you read my words? they are the remnants of unimportant ghosts, they are here on our screen, and then they go from there out, into you.?

Sharon Lockhart lui revient avec une video d'un "Lunch break" dans une usine, vous ne resterez probablement pas jusqu'à la fin... ni moi mais intéressant à voir d'un point de vue conceptuel et documentaire sur les pratiques, les vies...

Un extrait court...

 

Il n'est plus besoin de présenter Walker Evans dont on peut depuis peu consulter les archives pour son travail à la Farm Security Administration - Office of War et tout son travail lorsqu'il était chez Fortune est accessible sur le site de Full table

Le BAL
6 impasse de la Défense - 75018 Paris
Métro Place de Clichy, lignes 2 et 13

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The fool par Warpaint (7,5/10)

Partez à la découverte des nouvelles tendances qui se trouvent à Los Angeles en débutant avec Warpaint, quatre jeunes filles qui vous ouvriront les portes de la perception.

Un album langoureux et tout en douceur charmantes qui vous permet de vous installer dans l'automne qui arrive, vous plongez dans cet état de veille et laissez vos pensées dériver ; voir les feuilles mortes tournoyer autour de vous dans une sarabande infernale.

La belle voix d'émilie Kodal raisonne désormais en vous  tandis que vous vous laissez tenter par theresa où la basse de Jenny lee lindberg et les drums de stella Mozgawa. Le groupe est en place depuis 2004 et a a son actif un EP en 2008 Exquisite Corpse

Un mélange étrange et surprenant de musique pop et pshyche si l'on peut dire à découvrir en tout cas sur leur espace My Space et bien entendu sur Spotify Warpaint ? The Fool

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In my space ship par Jan Turkenburg

Un morceau de légende complètement cosmique et irréel à écouter qu'In My space ship de jan Turkenburg, un morceau composé avec un vieux Yamaha et des voix de ses élèves, un morceau loupé à l'époque et qui revient avec les remix de Pilooski et Breakbot, cela vaut le détour

On peut lire sur Phunkster "En 2005 pour participer à une compilation gratuite sur le web autour du thème de l'"outerspace", il enrôle les élèves de son école pour enregistrer un morceau de sa composition intitulé "In My Spaceship", composé au clavier Yamaha en hommage à Star-Trek mais aussi à ses "nuits sans sommeil où il aimerait fuir le monde dans un vaisseau spatial".

Le résultat, chanté et orchestré par Jan avec l'aide de ses élèves, est une saisissante comptine de l'espace à la mélodie tendre, qui a fait son petit chemin sur des sites web musicaux et éducatifs... avant d'atterrir parmi les titres les plus joués de CBS, cultissime (et aujourd'hui défunte) webradio de musiques électroniques pilotée depuis La Hague par le gourou I-F."

A l'écoute sur Spotify Jan Turkenburg - In My Spaceship - EP


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