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Stépahnie Lacombe à la galerie la petite poule noire
Une nouvelle galerie qui a vu le jour il y a peu de temps, la petite poule noire est un lieu ma foi bien agréable, petit havre de paix et vision renouvelée avecpar exemple cette exposition assez intime de Stépahnie Lacombes
Intime, intimiste même, on part en ballade dans ses souvenirs, son enfance, sa région le Quercy et ses formes étranges bizarres qu'elles pouvaient voir, entreapercevoir au cour de son séjour, de ses rêves, oniriques parfois mais aussi souvent chargés de monstres ou de figures approchantes. Ainsi elle a tenté de recréer ce monde d'alors, de revenir sur ces instants
« Le décor : une route sauvage et belle qui sillonne le Quercy blanc, entre Cahors et Figeac. C'est la genèse de cette histoire : les visions enchantées et terrifiantes à la fois d'une enfant qu'on trimballe à l'arrière de la voiture et qui peuple de créatures échappées de son imaginaire ces paysages où souffle l'autan, un vent brûlant et inquiétant. »
Les photographies sont là, mouvantes comme si toujours on était en action, que ces êtres étaient là, tournoyant de plus belle, revevant sur le devant de la scène après tant d'années d'attentes ; on entend presque le bruissement des feuilles ou le silence de ces paysages ou le froid a tout envahit
Dernière semaine pour voir cette exposition? et n'hésitez pas à vous rendre sur autour de une page dédiée à l'exposition, je suis d'accord avec Hope sandoval et suzanne
Galerie la petite poule noire
12 bd des Filles du Calvaire / 75011 paris /
Tel : 01 58 30 89 70
Le vieux juif blonde au théâtre des Mathurins (8/10)
Une belle et courte pièce écrite par amanda Sthers mise en scène par Christophe Lidon avec comme seule actrice Aurore Auteuil.
La pièce avait déjà été jouée il y a quelques années avec Mélanie Thierry et nous n'avions pas pu y aller. On ne regrette rien, au contraire.
La mise en scène assez dépouillée correspond tout à fait à l'esprit de la pièce et à ce qui s'y joue : un vieux juif qui ne fait que parler de sa vie d'antan enfermé dans la peau de la jeune Sophie, blonde de surcroît. Tout un programme au rendez-vous et encore vous n'avez rien vu.
Aurore Auteuil brille par sa seule présence sur scène, sa capacité à interpréter sous des registres assez différents à la fois Aurore, sa mère, ses grands parents et le vieux juif Joseph Rosenblath. Ce dernier est ashkénaze de son état, a 77 ans et a vécu, survécu aux camps, à la gestapo et à la cuisine de sa mère? il prend possession de la jeune fille et s'interroge sur son retour à la vie dans ce corps qui n'est pas le sien, encore un tour joué par Dieu voire un complot sans doute d'autant plus qu'il est tombé dans une famille catholique qui ne se nourrit que de Porc? Les parents de la jeune fille, on le sent ne sont pas bien, il n'y a pas d'émotions, d'amour dans cette famille, un secret ou des secrets bien gardés qu'est-ce qui se cache derrière ces apparences trompeuses ? Les grands-parents eux aussi n'ont pas inventé l'eau claire mais ma foi ils restent eux mêmes et tout cela les dépasse un peu, ils pensent à la s?ur de Sophie, celle qui n'est plus, celle qui a disparue?
Entre rire et émotions plutôt, découvrez l'histoire de cette jeune fille qui affronte ces démons à sa manière, à son rythme,
Une très belle interprétation d'Aurore Auteuil que je vous invite à aller rapidement découvrir au Théâtre des Mathurins
Où j'ai laissé mon âme de Jérôme Ferrari (9/10)
Un roman qu'il vous faut lire, presque impérativement
3 jours de mars 1957, 3 jours d'action, d'interrogation, de réflexion de retour sur une vie, des vies, des soldats, hommes, des frères. Une réflexion qui prend la forme de monologue propre au Capitaine André Degorce d'un côté et au Lieutenant Horace Andreani.
27 mars, Premier jour, Genèse, IV, 10
Yahvé reprit : Qu'as-tu fait ! Écoute le sang de ton frère crier vers moi du sol !
28 mars 1957, Deuxième jour, Matthieu XXV, 41-43
Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire;
j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité
29 mars 1957, Troisième jour, Jean II, 24-25
Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu'il les connaissait tous,
et parce qu'il n'avait pas besoin qu'on lui rendît témoignage d'aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l'homme.
La toile de fond est la résistance, les nazis, les camps. Puis c'est l'Indochine et enfin l'Algérie, Salan, les milices, les terroristes et les contre-mesures, la torture, les exactions sans nom et la mort comme seule issue, comme seule rempart, comme seule logique. La justification et la logique sont là pour sauver des vies, des milliers de vies, pour trouver un chemin à travers ce néant, cet au-delà de l'enfer dans lequel sont entrés ces hommes et duquel ils ne sortiront évidemment pas, nulle illusion de leur côté ; il n'y aura pas de rédemption à la clé, la foi ne peut pas résister aux faits, aux actions qu'ils perpétuent.
Deux mondes qui se côtoient, deux frères d'armes qui se sont éloignés l'un de l'autre. André Degorce a toujours agit au nom de la logique, de ce monde qu'il s'est construit petit à petit tout en renonçant au monde réel qui l'entoure, à l'amour de sa femme et d e ses enfants, à la peur quotidienne aussi qu'ils soient l'objet d'attaques, sorte de châtiment céleste. De son côté Andreani est mu par une double logique d'amour et de haine envers son Capitaine envers cette homme avec lequel il est revenu d'au-delà de l'enfer, avec cette homme où ils sont déjà morts, il assume pleinement son rôle.
Vient se poser entre eux, Tahar, une des dernières pièces du réseau, le commandant de l'ALN arrêté par Degorce, celui-ci prend conscience a ses côtés de la vacuité des choses, de sa vie et sa logique s'ébranle, s'effrite, il rend les hommages à cet homme qui est quelque part à la fois son pendant et sa clé de sortie? enfin il l'espère secrètement ce que ne veut pas comprendre Andreani qui se sent blessé, outragé.
Au-delà de ces hommes c'est assisté dans une langue d'une précision chirurgicale et d'une finesse qu-dessous de la torture et de tous les moyens employés par nous les hommes contre nos propres semblables, la honte et l'horreur de notre bassesse, ? les mots manquent devant cette enfer qui se joue devant nous. C'est aussi le peu de considération de l'homme en tant que tel, des disparitions presque mécaniques, des oblitérations de ces vies qui n'ont plus d'existences même physique, de cette routine dans laquelle ces hommes entrent dans une logique impitoyable.
Aucune justification ne peut s'opposer à la logique qui est la laur, un monde incompréhensible pour tout un chacun, seuls ceux qui en font partie sont à même de comprendre, une logique sans failles o seule la mort a rendez-vous.
Un roman où l'écriture vous emmène dans le tréfonds de l'âme des protagonistes, cette part cachée, ce dernier refuge qu'ils ont abandonnés, ensevelis par leurs actions, les derniers replis de l'âme ou de la conscience de soi et de ce que l'on est. Superbement écrit ce roman donne froid dans le dos tout en posant l'équation.
L'entrecôte reine au relais de l'entrecôte... (7,5/10)
Eh eh, si vous avez envie de déguster un petite entrecôte avec quelques frites maisons ou presque, une adresse : le relais de l'entrecôte.
Vous n'avez pas le choix et lorsque la serveuse vous approche et vous demande de but en blanc quelle cuisson ? Ne soyez pas étonné, le seul choix qui vous est donné ici est celui de la cuisson justement, celle d'une bonne entrecôte accompagné de sa sauce et qui vous sera servi en deux fois. Bien entendu, vous avez le choix des vins et des desserts et fromages et une petite salade verte aux radis/noix est là pour vous mettre en condition
Une adresse ma foi étonnante sur le concept mais qui semble bien fonctionner vu qu'elle n'est pas la seule... A la manière d'une bonne vieille brasserie parisienne par moment survoltée, c'est un peu ça le hic enfin c'était l'heure de pointe à la rue Marbeuf...
Le relais de l'entrecôte
15,rue Marbeuf - 75008 Paris
Tel : +33 1 49 52 07 17
Mais également dans d'autres arrondissements....
Les archives de la Farm Security Administration / Office of War Information en libre accès (9/10)
En ouvrant les archives de la Farm Security Administration ? Office of War Information (FSA-OWI), la librairie du congrès donne accès à de petits bijoux dont vous connaissez sans aucun doute déjà quelques artistes, ?uvres : les plus connus comme Dorothea Lange, Walker Evans, ?
Aujourd'hui vous avez dorénavant la possibilité de découvrir si pas l'intégralité (quoique) au moins un beau panel des photographies effectuées pendant cette période et qui permet de se souvenir de cette époque de changement, de disette pour certain, de ségrégations aussi.
On notera l'important travail qui a été effectué pour pouvoir disposer en ligne, pour offrir au public cette magnifique collection photographique.
Le Site de la Librairie du Congrès
Les favorites Noir et blanc sur Flickr
Les favorites en couleurs sur Flickr
