BLOG CULTUREL
Roman Opalka à la galerie Yvon Lambert
Un artiste qui réfléchit à la notion de disparition, ?uvre ultime qui le fera « exister » in fine. Dès lors, on peut voir à la galerie Lambert quelques unes de ces créations. Tout d'abord une série de portraits de l'artiste lui-même, sorte d'autobiographie sans teint qui nous montre le portrait d'Opalka, toujours dans la même position, il ne rigole pas trop d'ailleurs? qui passe avec le temps. La longueur des cheveux varient à la hausse au fil des années, renforçant d'autant l'effet de vieillissement, la jeunesse s'efface progressivement et les traits du visage se creusent chaque jour un petit peu plus ; vers cette fin inéluctable.
Des portraits qu'il réalise à l'issue d'une création, d'une toile pour être plus précis, le fond de la toile comme on le voit est blanc ou presque à tendance à osciller vers cet effacement, la chemise est blanche, les cheveux, maintenant sont blancs.
De l'autre côté, ce sont des tableaux qu'il peint depuis 1965, une suite de chiffres qu'il met les uns à côté des autres, une suite dont la finitude dépend de la durée de vie de l'artiste? Chaque "détail" comme il les appellent compte environ 380 chiffres, il a atteint le million en 1972 et a décidé alors d'inclure 1% de blanc au fond de ces toiles, on est en 2010 et comme vous le voyez la tendance à l'absence de couleur ce fait de plus en plus ressentir....ce qui rend ces toiles d'autant plus fantomatique avec cette du temps, une tendance à l'effacement, à la disparition ou peut être à la renaissance. Renaissance à la sortie du Gwened, du monde blanc
Ceci est une de mes photos ce qui ne correspond donc pas du tout à son travail mais cela permet d'envisager la suite de chiffre
Et voici un "Détail", vous rendrez vite compte que sauf à pouvoir voir l'ouvre, on ne se rend pas forcément compte du travail de l'artiste
Je ne sais pas si vous aurez l'occasion de voir l'exposition car elle se termine le 9 octobre prochain mais bon allez y faire un tour si l'occasion se présente?
Galerie Yvon Lambert
108 rue Vieille du Temple - 75003 Paris
Tel : 01 42 71 09 33
Vulgarian Knights par Feindrehstar (8,4/10)
Merci à benoit d'hop blog pour cette trouvaille récente.
Effectivement, un très bel album aux confluences de l'électro, afro-beat, hip-hop, jazz et d'un soupçon de magie également. Des morceaux enivrant qui vous donne la pêche, des enchainements qui se marient de manière assez belle tout en vous laissant découvrir un nouvel élan, un nouveau plan de réalisation.
10 petites pépites racées à souhait qui vont embellir vos journées et os nuits, la composition, le rythme est les mélodies sont là. Tel un levé de soleil rougeoyant vous allez ressentir la chaleur de cette musique jusque dans vos tréfonds. Ca roule ça roule ces morceaux, ces sonorités, ça bouge tranquillement mais sûrement, une véritable mine de petites découvertes tout à fait exquises pour vous ravie les écoutilles, vous ne sera pas déçu du voyage, tout au contraire. Et cela repart de plus belle? je suis en pleine écoute c'est un peu normal?
Il s'agit d'un collectif allemand si vous n'aviez pas noté le nom du groupe?. Leur musique s'appelle « Du Krautclub » et comme l'indique The-drone, vous pouvez en connaitre la définition sur leur podcast? En tout cas il n'y a pas à dire après leurs Es, ce premier album est un très beau moment
Il n'y a pas de doute vous allez plonger aussi donnez vous un aperçu sur l'espace My space de Feindrehstar avant de retrouver leur album sur spotify Feindrehstar ? Vulgarians Knights
Enjoy
Le géant de Kaillas à la villette
Cela partait bien, un spectacle de cirque contemporain (théâtre forain) qui sort un peu de l'ordinaire, une présentation et un graphisme bien alléchant, un résumé attirant : « Au coeur de cet étrange ballet, vous découvrirez un géant rejeté par les siens parce qu'il ne correspond pas aux stéréotypes de la société dans alquelle il vait. Vous croiserez une foule de personnages à l'apparence trompeuse, fuyante ou équivoque ». Une fable sur les apparences, tout un programme...
Eh bien je dois dire que j'ai été assez déçu par le spectacle. L'ambiance et la scène avant le départ dans le pays du géant de Kaillas est magnifique, des planètes qui s'alignent sous le chapiteau, des spectacles à venir, la femme à barbe, la femme et l'enfant , le mangeur de sabre, le magie-musicien, une belle idée que ce spectacle vue de l'extérieur sous une tente-chapiteau, petite mise en abyme et puis cette apparition du géant de Kaillas.
Et puis malheureusement cela ne part pas où plutôt cela s'enlise dans la suite avec ce géant qui part vers l'Amérique, rejeté qu'il est par ceux de son bourg, il est différent et n'amène que le mauvais ?il. Pour vivre, il se produit mais souvent cela prête à sourire et puis cela fait déjà 1 heure que le spectacle a commencé et je me demande bien ce que je fais là, ce que nous faison là et ni une ni deux, nous sortons, tout simplement. On ne saura jamais ce qu'il adviendra de lui
La déception au rendez-vous donc malgré un sacré potentiel. Et n'amenez pas vos enfants ce n'est pas pour eux.
Philippe Baudelocque à la galerie Since Upian (8/10)
En partant en ballade je suis tombé sur une composition de Philippe Baudelocque dans la rue, près de la mairie du 3ème, une bonne introduction aux constellations animales créées par l'artiste un peu partout dans Paris. Cette fois ci c'était une grenouille, très réussie d'ailleurs comme vous pouvez le voir, un plaisir éphémère que ces créations à la craie.
Pour les explications, eh bien, il faut lire la petite introduction sur le site de Since Upian. Un travail en tout cas remarquable et d'une beauté presque divine, éthérée. Ces cellules qui donne vie à de magnifiques créations presque démiurgiques
Aussi allez voir son exposition « Pour de bons motifs / Règne animal », c'est la première fois que vous verrez certaines pièces originales de Philippe Baudrelocque ; une expérience à ne pas manquer dans le domaine des arts graphiques
Il y a un peu de perspective et de coupe dans ces photographies que j'ai pris moi même, cela donne une bonne impression de ces créatures sorties d'un nouveau monde.
Ensuite, je vous invite à aller faire un tour sur le site de l'artiste Philippe Baudelocque où vous retrouverez certaines de ces oeuvres en grandeur nature, la rue restant sont endroit de prédilection jusqu'à une consécration prochaine et une immortalisation, une fixation dans le temps. Vous pourrez également lire cette longue citation qui ma foi me convient bien :
"In the beginning, there was the Word.
On the streets and in the yards, the word was the Name.
And the name was everything.
It was persona and place, form and content, truth and fiction."
...
Carlo McCormick
about Dondi's work, 2001
Rendez vous chez Upian
Since Upian
11 rue Saint-Maur 75010 Paris
T: 01 53 19 70 03
Asterios polyp de David Mazuchelli (9/10)
Découvert dans la sélection de la revue Beaux Arts, le dernier numéro sur les cents ans de la bande dessinée américaine, asterios polyp est effectivement un très grand moment de littérature autant que d'architecture et évidemment de bande dessinée.
A la frontière entre ?uvre d'art, réflexion sur la vie et les relations interpersonnelles, ajoutez-y un peu d'art et d'architecture, le tout dans des couleurs pastels qui vous font naviguer dans cette bande dessinée graphique et qui rythment le récit.
Cette histoire de vie, c'est celle de la vie d'Asterios, une vie qui prend feu par un soir de pluie, en fait cela fait longtemps qu'elle s'est embrasée.
Déclencheur pour débuter une nouvelle vie, une nouvelle histoire en partant au loin et en devenant autre. Retour sur son histoire, par flash back, par grand moments, ceux avec sa femme, trouvé sur le campus où il enseignait.
Une vie qui pourrait bien s'avérer réelle, vécue tant cette histoire semble vraie.. . et je vous laisse découvrir en toute quiétude ce très beau roman graphique comme on peut parfois les appeler. En VO de préférence d'ailleurs je ne sais pas si cela existe en français?
Un grand monsieur que David Mazuchelli
