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Summer Wars par Mamoru Hosoda [7/10]


Un beau manga que Summer wars, sur une problématique ma foi assez contemporaine l'impact des mondes virtuels sur nos vies de tous les jours. En le voyant on ne peut que penser à Second Life dans sa période faste des années 2007 ; un autre monde parallèle à celui dans lequel on évolue  réellement, non virtuellement qui a une structure quasi-identique avec bien entendu toutes les possibilités complémentaires qu'offrent les mondes virtuels.

Premier étape, vous choisir un avatar, une sorte de double de vous mais également votre moi inconscient, celui avec lequel vous pouvez être un autre, des autres, celui avec lequel vous allez devenir un héros ou pas. Enfin voilà le cadre et on se retrouve avec Kenji, un petit gars très fort en math, heureusement qui se voient envoyé un code cryptique, il s'avère c'est la clé de l'entrée et de l'accès au c?ur d'Oz, Pensant qu'il s'agit d'un jeu il va résoudre le problème et c'est le chaos qui s'annonce, une intelligence artificielle peu commune, Love Machine prend possession d'Oz et de ses millions de millions d'avatars et prend petit à petit le contrôle de tous les systèmes. Si ceux-ci étaient limité au monde virtuel, il n'y aurait pas de difficultés mais la frontière entre ce monde et les identités réelles des différentes personnes qui se cachent derrière ces avatars permet à Love Machine de prendre le contrôle de la cité, du pays ; il s'agit bien d'une attaque « terroriste » au sens pur du terme.

De son côté notre ami a été engagée par la belle Natsuki pour aller à une réunion de famille, l'anniversaire de sa grand-mère, une vieille famille japonaise. On se retrouve donc dans cet agencement entre monde ancien et mon neuf entre la nature et la technologie. Les deux mondes, heureusement pour nous coexistent encore et le réel peut également influencé le virtuel. La guerre est déclarée contre cet ennemi « invisible » ; l'enjeu est de taille, c'est la survie du pays qui va se jouer, Love Machine contrôlant désormais les systèmes  satellitaires.

Une histoire d'amour au milieu, de famille (celle du clan Jinnouchi) aussi et le tour est joué, vous retrouvez tous les thèmes qui font un bon manga, intéressant et moderne avec cette note de vert si importante dans nos sociétés.

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Une nuit en enfer de Robert Rodriguez (7,5/10)

 


Une nuit en enfer

Avec Harvey Keitel, Quentin Tarentino et Georges Clooney, Une nuit en enfer ou From Dusk till Dawn, une histoire quelque peu abracadabrante ; évidemment on y retrouve en scénariste et co-acteur Tarentino, cela ne pouvait que déboucher sur un film étrange et un peu barré. 


Une première partie qui m'a foi semble classique, sans grand surprise. Un braquage, des otages, un des deux braqueurs est un peu psychopathe sur les bords mais que diable, oui c'est rai qu'il a du mal à se contrôler mais bon c'est Tarentino aussi. Puis c'est en l'entrée en piste d'Harvey Keitel, un pasteur en perte de foi et ses enfanst qui partent en ballade vers le nouveau Mexique et croise les deux compères qui vont les emmener dans une aventure hors normes. 
On passe à la deuxième partie du film qu'il faut voir pour comprendre car elle est assez délirante, on change de registre, de films, de nature et de protagonistes pour se retrouver projeté dans la 4ème dimension et si cela peut déconcerter et que certains n'apprécieront pas, d'un autre côté c'est tellement décalé que cela en devient marrant et amusant même. Changement de ton et d'ambiance, préparez non pas vos mouchoirs mais plutôt à passer un moment dans un bar jusqu'à l'aube, terme fatidique de cette envolée « lyrique » ?


Voili, rien de plus rien de moins, juste le temps d'une rédemption et d'une salvation quoique? avec des strip-teaseuses pas comme les autres. 

 

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Le bistrot Paul Bert [8/10]

 

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Cela faisait bien longtemps que je n'étais retourné dans la rue Paul Bert qui abrite en ses lieu ce bistrot typiquement parisien et très bon. Oui c'est ça, un très bon petit restaurant pour personne ayant envie de se faire plaisir.

Attention, le menu est à 34? donc pas forcément pour des petits prix et vous avez le choix dans de bons vins. ON a opté pour les ceviche d'espadon d'un côté à la coriandre et les sardines aux piments d'Espelette, un délice, les ceviche marinés ont cette force du goût et de la fraîcheur tandis qu'accompagné d'une petite tapenade légère les sardines s'écoulait nonchalamment.
Ensuite, petit tartare maison préparé avec ses superbes frites maison et une petite salade en accompagnement, un classique mais ma foi bien goûtu ce qui n'était pas pour nous déplaire. De l'autre côté, cela a été également sublime, un petit pavé de thon rosé sublimement cuit avec des légumes et tempura, une petite régalade pour le palais. 

Le tout accompagné par un Vouvray, la dilettante, un petit blanc qui m'a foi était bien agréable mais qui ne se mariait pas forcément avec ces mets délicats. En dessert cela a été melon surprise aux fruits sucrés, un final superbe.


Mais je vous rassure, il y a pas mal d'autres petites possibilités dégustatives comme le gaspacho maison, les pigeonneau, filet de b?uf en plat du jour, haricots verts, champignons et parmesan et plus encore dans cet endroit bien agréable où il est par contre recommandé de réserver si vous ne voulez pas être déçu du voyage.


Une adresse donc qui reste bien à découvrir ou redécouvrir. Le cadre est agréable aussi, quelques souvenirs de Jacques Tati et de play time et puis pour les amateurs de fromage dont je ne suis pas, le plateau présenté était assez exceptionnel semble t-il?


Le Bistro Paul Bert 

18 rue Paul Bert, Paris, 75011 Paris 

M° Faidherbe-Chaligny.

Tel. + 33 1 43 72 24 01

 

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Fatale par Jean-Pierre Manchette [7/10]

 

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Un petit polar bien noir, rapide et fulgurant, vous commencez, vous finissez, en deux temps, trois mouvements.
C'est l'histoire, d'une femme, d'une belle femme, une tueuse, eh oui on ne se refait pas, il ne faut pas non plus abuser. Elle en a eu assez, un jour, et tout a commencé. Bon ça, vous l'apprendrez plus tard et par qui elle a commencé. Mais en tout cas, maintenant elle se promène dans les villes aux alentours de ses pérégrinations. Elle écoute, observe ce qui se passe, se fond dans la masse, dans la bourgeoisie qui a toujours des choses, des histoires à cacher et elle attend, taie dans l'ombre et vois ce qu'elle va pouvoir en tirer, pécuniairement s'entend et puis?


Une belle histoire efficace et comme elle s'entend, dont la fin ne pouvait autre que celle qui est décrite, cela paraît évident mais non, vous verrez, c'est dans la logique du personnage, de cette vie qu'elle se conçoit, qu'elle vit littéralement. 


Un petit polar à découvrir en mémoire? 

 

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L'illusionniste de Sylvain Chomet (8/10)


Un très très bel hommage à Jacques Tati s'il en est, il n'y a pas à dire, il y a dans ce dessin animé d'une heure et demie environ tous les ingrédients qui aurait été ceux d'un fil de Jacques Tati, on y retrouve même une scène dans un cinéma, Jacques voyant Tati jouer dans Playtime et ne sachant plus ou se mettre, une scène typique qui aurait existé.

On s'en va donc avec le grand Jacques et son métier de saltimbanque, c'est un illusionniste, une sorte de magicien, les temps ne sont pas au plus beau mais il aime son métier, son lapin... Il va partir vers l'Ecosse, un lieu d'une beauté effacée, cela donne tout de suite des envies de voyages, cette brume qui se lève, ces embruns et ce crachin, ces couleurs qui ondoient, ces vapeurs qui fument, et l'auberge qui l'accueille ou il fera la rencontre avec une jeune fille qui le prendra en grand e estime, elle repartira d'ailleurs avec luis vers d'autres aventures, à Edimburg plus précisément où l'on suit notre grand homme se démener pour à la fois joindre les deux bouts et faire plaisir à cette jeune fille perdue qui l'accompagne.

On le retrouve dans différents métiers, différentes situations; les hasards des rencontres jouent beaucoup dans ce milieu. Beaucoup de déprimes aussi, de mal être, il n'est pas évident de surnager dans ce milieu, surtout devant les nouvelles pop-star rock, les illusionnistes ne font plus recette, "Magicien do not exist" dira t-il in fine à cette jeune fille qui heureusement a d'autres projets en cours...

De la lumière sur une belle journée avec ce film quasi-muet (donc pas forcément à conseiller aux enfants quoique...), des envies de couleurs et d'ambiances, cela s'en dégage et puis toute cette poésie dans l'art qu'à Sylvain Chomet de ressusciter un grand monsieur pour notre plus grand plaisir, on croirait le voir en chair et en os...

Une très belle réussite en tout cas

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