BLOG CULTUREL
Fallen par Toby Burrows
Surveillance de Jennifer Chambers Lynch [7/10]
Week End d'Alex Prager
Partez à la découverte de la nouvelle série Week End d'Alex Prager, un artiste-photographe de Los Angeles, qui est exposée en ce moment à Londres à la galerie Michael Hoppen
Véritable voyage dans le temps, quelque peu initiatique aussi, on est dans Los Angeles ou pas loin, des portraits de femmes se dessinent, s'agit-il de mannequins au regard fixe, de femmes bien réelles, tout l'ambiguïté reste.
Les couleurs jaillissent du fond des paysages mais également de la nuit ; elles sont « emmanentes » si l'on peut dire? On se perd dans ses regards diffus, parfois suppliants, dans ses poses et attitudes.
Des femmes aux habits « retro-fashioned » on se croirait sorti d'un film en technicolor, en direct des années 50/70. Un voyage à travers l'espace qui bous emmènes également sur les traces de William Eggleston, une figure qui a inspiré le photographe dans son travail tout autant que les films de David Lynch.
Des scènes mises en valeurs, un rendu assez exceptionnel, un grain, une vision, voilà une très belle exposition à découvrir sur place ou en ligne.
Cela permet également de découvrir d'autres séries de l'Alex Prager telles que The BIg Valley, Polyester,....
Retrouvez également l'interview de l'artiste sur Digital Dazed
Le trésor de Treehorn de Florence Parry Heide & Edward Gorey
Nous voici de retour avec Treehorn, cet enfant qui nous avait bien intrigué lors du premier épisode « le rapetissement de Treehorn ». Florence Parry Heide en tant que conteuse et Edward Gorey en tant qu'illustre dessinateur revienne avec ce deuxième volet nous combler. Edward Gorey n'est plus mais le c?ur est toujours là et avec cet opus ; le trésor de Treehorn nous emmènes encore une fois sur les traces du merveilleux, de la magie de l'enfance ; loin de l'incompréhension du monde adulte ; on se prend à rêver et à sourire avec d'autant plus de plaisir que l'ami Treehorn est attachant. IL l'est à plus d'un titre, il aime les bandes dessinées, ce qui évidemment vaut son pesant d'or mais il a un de ces petits ton, un langage à la fois simple et singulier qu'il ne peut que vous apprivoiser même si ce n'est pas l'intention voulue.
On le retrouve à discuter sur son argent de poche avec son père, ce dernier voulant qu'il comprenne à quoi sert l'argent, qu'il économise ; lui, ne rêvant que de la dernière sortie de sa bande dessinée favorite ; deux logiques qui s'entrechoquent mais pas pour longtemps ; il a trouvé une cachette qui lui permettra, pour un temps, de gagner sur tous les tableaux? à vous de découvrir quel mystère se cache derrière tout cela?
En prime, on a une postface sur la genèse de Treehorn et devrait bientôt arriver le « souhait de Treehorn » qui clôturera cette fabuleuse aventure?.
Dans ses yeux par Juan José Campanella [8/10]
Sur fond de polar, une belle histoire d'amour se joue dans ce très beau film de José Campanella.
D'entrée de jeu, on le sent, c'est la manière de filmer qui veut ça, la qualité des images, le rendu photographie, parfois un peu flouté qui donne ces impressions, ce rendu. Une beauté simple et discrète s'en dégage
Un homme, l'ancien juge Benjamin Esposito, a terminé de travailler, il est de retour à Buenos Aires, il décide d'écrire une nouvelle, celle du cas Morales, un cas qu'il a suivi dans sa jeunesse et qui l'obsède. Des flash back arrivent, le passé ressurgit en souvenirs d'abord puis il revoit, enfin, une de ces amies d'antan.
On commence à s'immerger dans l'Argentine d'alors. Les allers-retours avec le passé sont plus importants. Début des années 70, au palais, c'est l'arrivée de la très belle, de la sublime Irene Menendez Hastings alias Soledad Villamil.
Un crime crapuleux a été commis et les pistes sont maigres. Le mari est bouleversé, il le restera à jamais. Dans quelques photographies, une piste semble s'ébaucher, un ami d'enfance, peut être, allez savoir?. Il serait dommage de tout vous dire également. Il n'empêche, c'est la découverte par collègue, un personnage attachant et un peu ivrogne sur les bords qui mettra tout en perspective. Qu'est-ce qui fait un Homme : c'est la passion. La passion du jeu, du foot, des femmes, de la vie?. Pour trouver l'Homme, il faut trouver ce à quoi il ne renoncera jamais.
L'histoire est loin d'être terminée, au contraire, des zones d'ombres perdurent mais elles vont petit à petit se défaire, s'effacer, il n'y aura bientôt plus de doutes et la vérité apparaîtra, implacable. Il a reçu l'oscar du meilleur film étranger?
