BLOG CULTUREL
Cirque Taoub, danse acrobatique au Parc de la Villette
Van Gogh à Londres de Nicholas Wright au théâtre de l'Atelier
C'est insupportable, voire crispant à souhait... Le résumé : "Une histoire du désir d?aimer, du désir d'aller voir plus loin, plus loin entre les bras d'une femme, plus loin dans l'expérience de la découverte de soi et du monde". Eh bien avec cela j'aurai du déjà m'en douter mais mon premier soupçon est venu en entendant Vincent Van Gogh qui est énervant tout simplement, il gesticule dans tous les sens sans rien donner de lui et c'est inintéressant au possible... suivi par sa soeur dont l'accent et les mimiques sont insupportables, la fille est un peu niaiseuse et le peintre raté peu visible... il reste peu être un peu pour le jeu de la mère. Mais, vous l'aurez compris ce n'est pas suffisant, de très loin , c'est même très mauvais avec, pour couronner le tout au milieu une valse d'un ridicule somptueux et un air de trompette qui sonne la mort ou la fin de tout... Avec STOLÉRU Josiane, ROLDAN Laure, MARQUET Guillaume, PERSONNAZ Raphaël, PUDLO Amandine et pour finir, le metteur en scène, ne l'oublions pas!!! ce serait dommage : VINCENT HELENE En tout cas à éviter à tout prix. Théâtre de l'atelier
Drôle de Monde 2 avec le Cirque du Grand Céleste
En effet j'étais allé voir avec grand plaisir Drôle de Monde (1) en décembre dernier avec toute la poésie de la découverte de l'homme au diabolo, l'homme marcheur, l'homme jongleur au costume, la fille volante, l'homme à la force brute, la fille endrapé , la cage de magicien, l'homme à la bicyclette mais voilà il n'y a que très peu de changements par rapport à leur première création.
Aussi, cela sera la découverte pour ceux qui ne connaissent pas et pour les autres qui comme moi ont déjà goûté aux spectacles c'est sympathiques mais rien de plus... Il n'empêche que d'y aller en famille permet toujours aux enfants de rester bouche bée et d'être émerveillé par toutes ces couleurs, ces gens qui sautent et danse partout...c'est quand même le monde merveilleux du cirque qui est à l'honneur.
Alors voilà c'est à vous de voir...
Des places pas très cher sont disponibles sur LastMinute.com
Le site du Cirque Grand Céleste
22 rue Paul Meurice - 75020 Paris
Tel : 01 53 19 99 13
Je tremble de Joel Pommerat au Théâtre des Bouffes du Nord
C'est la lecture de l'article du journal Le Monde "Au cabaret des rêves perdus" le 10 octobre dernier qui m'a donné instantanément envie d'aller voir Je tremble à l'affiche du sublime Théâtre des Bouffes du Nord tenu parPeter Brook avec Joel Pommerat aux commandes résident pour trois du théâtre.
C'était la première fois que j'y retournais après sa rénovation. Arrivé en avance, cela a été l'occasion de se poser dans une des deux salles et de goûter un petit verre deMontepulciano ... afin de se mettre en jambe et d'apprécier à sa juste mesure le beau spectacle à venir et de sa suite qui sera proposée pour le festivald'Avignon...
"ce que vous allez vivre ici c'est ce que vous rêviez de vivre, ce que vous allez voir c'est ce que vous rêviez de voir... messieurs mesdames..."
Une très belle performance de cette troupe avec aux commandes un présentateur et quelques acteurs qui vont défiler et nous exposer de manière originale, tendre, douce, violente, touchante un bout de leur histoire, de leur vie. Des moments denses en émotions et en finesse du propos, c'est du second degré subtil et beau, il serait probablement nécessaire de revenir sur le texte lui-même pour en affiner la lecture (en attente de livraison...). Des moments de joies et de danse qui émaille cette rencontre et une présence tout à fait exceptionnelle.
Entre un désir de pouvoir avoir un avenir, harangue aux gens qui sont censés avoir des idées, d'avoir une vision de demain, d'un autre possible. de l'autre, l'archétype de la femme objet déliquescente qui offre une subtile critique du libéralisme puis vient cette fille d'une femme ouvrière et de la critique fine et dure de cette absence de pensée, de cette souffrance dans les usines, cela était d'autant plus marquant après notre épisodeLIP à la villette ; la solitude éperdu et la folie de l'homme le plus riche du monde qui semble perdu dans un monde irréel et puis cette histoire d'amour entre le présentateur e t une femme plus âgée que lui qui amène à un dénouement étrange alors qu'elle voulait simplement être vu telle qu'elle est réellement...
Mené de main de mettre, cette création condensée et forte est ramassée sur 1h30 et je vous conseille vivement d'aller y faire un tour très rapidement, c'est le genre de création à ne pas manquer la Compagnie Louis Brouillard etSaadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Hervé Blanc, Lionel Codino, Ruth Olaizola, Jean-Claude Perrin, Marie Piemontese
Je ne vous en dis pas plus, c'est jusqu'au 31 octobre prochain, alors on se dépêche, il doit encore rester quelques places...
Théâtre des Bouffes du Nord
37 bis Boulevard de la Chapelle - 75010 Paris
Tel : 01 46 07 34 50
Les yeux rouges à la salle Boris Vian de la Grande Halle du Parc la Villette
Je n'ai malheureusement pas encore pu voir Les LIP l'imagination au pouvoir mais c'est bien de cela dont il s'agit. En exergue de la pièce, projeté sur une toile on peut lire : "Début 1973, alors que la direction de l'entreprise est prête à jeter l'éponge du fait d'une situation financière catastrophique, des syndicalistes mettent la main sur une
pochette de documents, émanant de la direction, qui les renseigne sur les mécanismes d'une faillite organisée : un conglomérat d'horlogers suisses a oeuvré pour rentrer dans le capital de l'entreprise et finalement devenir majoritaire. Ils ont ensuite limogé son président charismatique,Fred Lip, et ainsi éliminé un concurrent gênant en vidant ses caisses.
Les syndicats décident de contre-attaquer en informant tous les salariés de l'usine ainsi que les médias. Un fort courant de sympathie naît alors dans l'opinion publique.
Mais malgré tout ce travail de sensibilisation, rien n'évolue et la liquidation administrative est planifiée.
C'est à ce moment que les salariés de Lip rentrent dans l'histoire en décidant de reprendre la fabrication des montres. Les « Lips » produisent et s'organisent pour vendre leurs montres mais ils n'ont pas l'intention pour autant de se mettre en autogestion, ils attendent que patrons et pouvoirs publics conçoivent un plan de relance.
Un mois après, les Lips se payent sans hiérarchisation de salaire. Le lendemain, les gardes mobiles pénètrent dans l'usine de Palente et expulsent les Lips qui gardaient le lieu. Les salariés avaient prévu cette éventualité et avaient dissimulé leur trésor de guerre, c'est-à-dire les montres qu'ils avaient fabriqués. Ils continueront ainsi durant tout le mouvement à fabriquer, vendre et se payer. De grandes manifestations de soutien s'organisent partout en France et en Europe. Le 29 Septembre 1973, 100 000 personnes se réunissent pour une grande marche autour deBesançon.
Fin Janvier 74, après 300 jours de lutte, le projet de relance Neuschwander est accepté par tous les partenaires sans aucun licenciement". Une pièce mise en scène par Julien Bouffier sur un texte de Dominique Féret et interprété par la Cie Adesso e Sempre. C'est à la fois beau et très chiant. Beau pour l'idée, pour le théâtre engagée, pour l'aspect documentaire sur le conflit ouvrier de l'usineLIP en 73 à Besançon , sur cette première étape du libéralisme, il y a près de 35 ans d'ici. C'est intéressant de revenir à rebours et de voir, probablement un des premiers conflits majeurs ou en tout cas un de ces conflits qui préfiguraient à l'époque ce qui allait advenir, ce qui est aujourd'hui passé dans les moeurs. Théâtre engagée donc avec un texte qui mérite d'être lu mais dont la mise en scène pêche à plusieurs niveaux.
Dans un premier temps il s'agit des acteurs eux-mêmes où il s'avère ni avoir sur les 4 femmes qu'une seule et véritablement touchante actrice. D'ailleurs j'aurai bien continué à écouter les histoires de cette ouvrière qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui a une relation privilégiée avec un ingénieur. Une très belle histoire de vie, faites de petits riens juxtaposés mais qui sonne vrai, qui donne envie d'aller plus loin avec elle; elle est exceptionnelle mais c'est malheureusement bien la seule. Côté décors, l'idée du voile et de la voix off qui discute est très bonne mais on se lasse quand même assez vite des jeux de lumières, certes très agréables, projetés sur la toile, diffraction luminescente étonnante. Trois parties si l'on peut dire chacune d'elle entrecoupée d'une chanson, la première une valse passe, la deuxième, valse également moins bien que cela soitBrel et quand à la troisième chanson, elle parle de part le texte mais cela ne correspond pas réellement avec les propos, trop contemporain sûrement même s'il y a de belles vérités sur la vie sociale aujourd'hui et la jeunesse perdue également... Les fragments d'interviews proposés par Julien Bouffier ne constituent pas une assez grande unité, c'est probablement fait pour des personnes d'une génération ayant connu les LIP... ou ayant vu le film pour compléter une première approche. C'est dommage, car on sent ce qu'il y a derrière ces interviews, ce moment de grâce d'un ensemble collectif qui a oeuvré et réalisée une grande action pour le bien commun, pour l'intérêt commun et le bien de tous. Cette résistance et cette envie de vivre, de construire et d'avancer, de ne pas reculer devant un état de fait imposé. Cette lutte exemplaire qui a d'ailleurs été reconnu et cette "possible émancipation d'un système socio-économique libéral et machiste, par le pouvoir de l'imagination". Dans cette période, les personnes se sont dépassées, elles ont tout simplement changées et sont devenues autres grâce à cet engouement à cette force qui les menait... qui les guidait En savoir plus sur les yeux rouges avec le dossier de presse au format PDF Des invitations gratuites sur le site de Billet reduc pour aujourd'hui 25 octobre et sinon, le site du Parc de la Villette et des rencontres de la Villette 2007.