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Le dernier trappeur

 

 

Le dernier trappeur, épopée documentaire sur le grand Nord canadien (Yukon) dont on a grand besoin pour se ressourcer et se délasser. Un vrai petit voyage au cœur de l’hiver, de la montagne et de l’univers de Jack London. Pour petits et grands, des paysages et une nature plus belle que jamais, des animaux sublimes et majestueux, des images rares ; la relation d’un homme avec son milieu, avec ses chiens ; le lent grignotage humain sur les territoires vierges ; des choix de vie en accord avec soi, une autonomie limitée et la découverte de l’espace et des sens. Une relation vraie, de magnifiques contrées avec leurs dangers et leurs règles…. La solitude partie intégrante de cette vie… La sensation qu’un monde existe encore au-delà des technologies et qu’il est en train de disparaître aussi ; des interrogations sur la place de l’homme au milieu de cet écosystème

 

En bémol, je dirai que le choix de Nicolas Vanier a été d’opter pour une vision romanesque de la vie des trappeurs avec un message « écolo » de bon ton qui ne nous fera pas oublier les errances du passé et j’émettrai un léger doute quand même sur les intentions et le rôle de régulateur de l’homme ….

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Tatouage

http://www.allocine.fr/film/video_gen_cfilm=25663.html

Tatouage est un film dans lequel vous vous sentez happer par l’intérieur. Pour Otsuya, c’est la rencontre avec l’araignée qui scellera son destin, vampirique à souhait on sent sa force s’imprégner et ne faire plus qu’un avec elle ; dénaturant progressivement sa nature originelle pour en faire l’instrument de sa nouvelle égérie. Le tatoueur a insufflé une partie de son âme à sa Création ; l’Art est devenu vivant mais sous quelle forme…, les contrastes entre encre et sang sont là pour nous rappeler la passion carnassière et la vengeance … Les images, d’une beauté d’un autre temps, nous convient vers des rivages d’éternité oubliés…

Lire aussi la critique de Samuel Douhaire ou de François Gorin et mieux connaître Yasuzo Masumura…

A voir avec plaisir

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En chantant derrière les paravents

Voilà un film qui change des habitudes entre théâtre, conte et réalité on retrouve des flibustiers haut en couleurs même s'il manque un peu de ce feu de la guerre qui les caractérisent, plus en douceur et en subtilité ici, la mise en scène joue aussi dans cette approche. On retrouvera un Bud Spencer méconnaissable en conteur/capitaine au côté de la belle femme pirate qu'est la veuve Ching. Bel entrecroisement de genres avec un final digne de redonner à l'espoir et à l'idéal quelques idées dans un monde en proie à la sauvagerie et au cynisme. Quelques belles vérités également agréable à entendre entre légalité et égalité/honneur ainsi que sur les choix et le chemin du cœur des hommes...

 

Pour le résume, celui indique sur Arte par Julien Welter a le mérite de la clarté : « Une jeune étudiant boutonneux entre par inadvertance dans un bordel qui fait également office de théâtre. Il devient le spectateur d'une représentation où, entre chorégraphies et monologues, une troupe compte les aventures hautes en couleurs de la veuve Ching, une belle et intrépide femme flibustière qui, dans la Chine du VIIIe siècle, cherche, en défiant la flotte impériale, à venger la mort de son époux bien-aimé, pirate lui aussi, mais trahi par ses employeurs issus des cercles du pouvoir ».

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Ocean's Twelve

Attendions-nous une suite en fait ? C'est un peu toujours la même chose avec les suites, il y a une propension à vouloir faire refaire jouer la magie. Or, bien souvent elle est décevante ou pas à la hauteur de nos espérances, je pense notamment à Matrix bien que pour Lord of the Rings je sois assez content de la suite mais comme cela a été tourné en une seule fois ou presque, c'est bien différent. Si on pense aux suites Marvel & co avec Spiderman, Xmen,… on sera d'accord avec le manque d'énergie, même les Harry Potter n'échappent pas à cette règle. Il faudrait revenir plus loin en arrière pour trouver quelques suites ou sagas réussies…

 

Et au final, je suis totalement d'accord avec Louis-Jérôme Cloutier lorsqu'il indique : « Que peut-il y avoir de plus inutile qu'un remake? Une suite à un remake bien sûr. Mais quand on parle d'Ocean's Eleven, les choses ne s'abordent pas sous le même angle. En effet, cet excellent divertissement signé Steven Soderberg est parvenu à décoiffer l'original, mais n'aurait-il pas été préférable de terminer ainsi cette belle aventure? Quoi qu'il en soit, voilà que débarque un deuxième opus contenant l'ensemble des ingrédients ayant contribué au succès de l'original, mais on passe de Las Vegas à l'Europe. Changement bénéfique ou dépaysement total? D'emblée, on ne peut que quitter la salle projetant le film avec un brin d'amertume. Les pires scénarios ne se sont peut-être pas produit, mais Ocean's Twelve ne permet en rien de retrouver toute la satisfaction que l'on ressentait en visionnant le premier volet. Difficile de cerner précisément le problème, est-ce la faute d'un scénario trop complexe qui s'éloigne de la sympathie simpliste du premier pour laisser place à une histoire ayant des ramifications inutilement élaborées ou tout simplement qu'une seconde rencontre n'a jamais le charme de la première? ».

  

Enfin, si vous voulez vous faire une idée ….

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A tout de suite


Le film de Benoît Jacquot séduit tout de suite par son esthétique dépouillé et ce rendu en noir & blanc avec une Isild Le Besco qui irradie littéralement le film de sa présence avec une émotion et une justesse poignante qui colle à cette histoire belle et triste d'amour et de vie vécue intensément.

 

Un très bel article d'Anne-Laure Bell qui indique ce que disait Benoît Jacquot au printemps dernier : « Je donne à voir ce que la personne que je filme me donne à voir. Et j'essaie de représenter cela avec ce sentiment de beauté qui est le mien devant ce don. Il y a une sorte de nécessité, de vérité qui n'est pas du tout de l'ordre de la complaisance ou du voyeurisme. (…) Dans ces scènes où la jeune fille fait l'amour, où elle danse, ce qui se filme à ce moment-là sur un visage, ce sont justement des instants que l'on ne peut filmer qu'en dehors de tout voyeurisme, de toute complaisance. C'est le don de soi que vous fait une actrice, qui après tout n'a aucune raison de faire cela, sinon la confiance qu'elle éprouve dans celui qui la filme. »

On lira également avec plaisir le commentaire de Martin Rosefeldt

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