Millénium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson



Voilà un petit polar que vous allez apprécier à sa juste mesure, il nous vient de Suède, c'est la trilogie qui marche en ce moment et c'est vrai que cela vaut le coup. Déjà près d'un million de ventes deMillenium chez Actes Sud alors que la Suède a vu s'écouler 2,5 millions d'exemplaires. C'est vrai que Stieg Larsson est originaire de là-bas. Et puis dès l'automne, c'est l'arrivée sur le continent US et déjà des rumeurs d'Hollywood...

économique qui s'est battu bec et ongle contre le financier Je viens de terminer le Tome 1, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes et déjà je suis dans les second qui d'après les échos que j'ai eu et le début ne va pas me résister longtemps. Il ne s'agit pas, a priori, à proprement parler d'une suite mais on retrouve les mêmes protagonistes que dans le premier volume. Michael Blomqvist, un journalisteHans-Erik Wennerström, aux côtés de la puissante mais déclinante famille Vanger pour qui l'important est de retrouver ce qui s'est passé ce jour de 1966 où Harriet Vanger a littéralement disparue de l'île d'Hedeby... Une enquête à reprendre vielle de plus de trente ans, une hérésie et un coup dans l'eau a priori mais c'est peut être sans compter sur le flair de notre ami Mickael et c'est là qu'intervient aussi un autre personnage central, Lisbeth Salander, une jeune fille maigrichonne qui enquête sur la vie privée et qui a plus d'une ressources à son actif


Un polar où le premier tome permet de mettre en place tous les éléments de ce qui semble être une très bel ensemble, je vous tiendrai au courant pour le tome 2, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette et pour le tome 3, La reine dans le palais des courants d'air. Avec des titres comme ceux-ci, on ne peut d'ores et déjà rester indifférent... Alors, plongez-vous dans ce polar à la couverture noir et sang, ce n'est que le début des aventures et  déjà vous serez happé par les méandres plus que sinueux dans lesquels vous emmènentStieg Larsson.

Une écriture souple, simple, qui coule comme la source et qui vous permet de vous enfiler ces quelques 600 pages d'une traite ou presque assis, couchés, sur la plage, dans la forêt ou je ne sais où ailleurs, allez hop emballez c'est pesé... et à bientôt pour la suite des aventures...

PS : Si vous ne le savez pas, Stieg Larsson, né en 1954, était journaliste. Etait car il est décédé brutalement en 2004, juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de la trilogie Millénium... donc il n'a aucune idée du succès posthume qu'il a eu ... et dans le Monde du 23 avril dernier, Annick Cojean indique : "C'est l'histoire d'un homme qui aimait une femme en particulier, et ce, depuis le jour où, à peine âgé de 18 ans, il l'avait vue surgir à un meeting contre la guerre du Vietnam. Elle était frêle, ardente, idéaliste, et il avait tout de suite reconnu en elle la flamme qui le brûlait lui-même, les rêves qui le distinguaient des autres, un même goût d'absolu. Leurs amis en furent tout de suite frappés : « Entre ces deux-là, c'était bien plus qu'une romance. » Ils haïssaient les conformismes, les sectarismes, les compromis, unis dans la même détestation d'une histoire que la Suède répugnait à solder - celle de ses liens avec l'Allemagne hitlérienne - et de son reliquat néonazi."

[...]

"Il rêve de devenir journaliste, écrit de la science-fiction dans un fanzine et inonde le journal local de critiques de films et de livres. Il commence aussi à se documenter sur les groupuscules néonazis qui lui font horreur. Vite, les deux jeunes gens partagent un appartement, font du stop vers Paris, et décident d'habiter Stockholm, où Eva suit des études d'architecture et où Stieg obtient, en 1979, un emploi à l'agence de presse TT. Il y restera vingt ans. Il voyage en Afrique, se passionne pour le régime du premier ministre de la Grenade Maurice Bishop, écrit sur de nombreux sujets, de l'astronomie à la politique, des affaires militaires aux mafias diverses. Et, bien sûr, enquête sur l'extrême droite, devenant un spécialiste respecté.

Il collabore à la publication britannique antiraciste Searchlight, qui recherche son expertise. Et il participe, en 1995, à la création d'Expo, une fondation qui, en plus d'un magazine inspiré de Searchlight, organise des recherches, débats, enseignements pour combattre l'extrême droite. Ce qui implique des nuits de travail (avec café et cigarettes, Larsson est insomniaque), des conférences, à Londres pour Scotland Yard, à Berlin, Genève, Tel-Aviv. Ce qui signifie aussi une habitude du secret - il reçoit de nombreuses menaces -, l'absence du nom de Larsson à l'adresse du couple, le renoncement au mariage pour éviter de figurer sur des registres officiels."
[...]

"Le 9 novembre 2004, après avoir gravi les sept étages qui mènent à Expo à cause d'une panne d'ascenseur, Stieg Larson s'écroule. « Mais je dois travailler ! », dit-il dans un dernier souffle. Eva arrive trop tard. Les obsèques réunissent plus de deux cents amis, journalistes, militants des droits de la personne. Tous sous le choc. L'éditeur aussi est désorienté et s'adresse naturellement à Eva. « Bien sûr qu'on continue ! », dit-elle, décidée à faire respecter l'esprit et les idées de son compagnon. Un juriste de la maison d'édition lui fait cependant comprendre que la société que Stieg désirait créer n'a pas vu le jour et qu'elle devra composer avec son frère et son père, seuls héritiers.

Eva ne comprend pas tout de suite. La voilà pourtant rayée en une seconde de l'aventure Millenium. L'éditeur ne veut plus avoir affaire qu'aux héritiers officiels, qui habitent loin de Stockholm, ignorent tout de la philosophie et des intentions de Stieg, et rejettent soudain les appels d'Eva. Sauf pour lui faire un chantage : si elle veut garder son appartement, il faudrait qu'elle livre l'ensemble de la documentation de Stieg ainsi que son ordinateur, supposé contenir les 200 premières pages d'un quatrième tome... De l'or en barre. Eva refuse, l'ordinateur n'appartient-il pas à Expo ? Et la loi suédoise ne protège-t-elle pas les sources des journalistes contenues dans leur portable ?

Les livres de Stieg Larsson sont apparus dans les librairies de Stockholm sans qu'Eva Gabrielsson en soit informée. Le tournage d'un film avec de grands acteurs suédois a eu lieu sans qu'on lui ait rien demandé. De curieux changements ont été faits dans les livres, sur lesquels elle n'a eu aucun mot à dire. Et la famille Larsson, qui vient de renoncer officiellement à l'idée d'un quatrième tome, ne répond pas à sa proposition de gérer, même gratuitement, les droits intellectuels de Stieg".

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